Avant de couvrir les terres agricoles de panneaux solaires, couvrez dabord ces parkings.
La France compte environ 500 000 hectares de surfaces de stationnement à ciel ouvert grandes surfaces, hôpitaux, gares, zones industrielles, parcs-relais. Des rectangles dasphalte noir qui absorbent la chaleur du soleil toute la journée, la restituent toute la nuit et transforment chaque été en îlot de fournaise. Aucune de ces surfaces ne produit quoi que ce soit. Elles chauffent, elles ruissellent, elles restent vides la moitié du temps.
Couvrir un parking dombrières photovoltaïques résout trois problèmes en une seule structure. Les panneaux en toiture produisent de lélectricité là où elle est consommée la grande surface ou lentreprise en dessous lutilise directement, sans perte de transport, sans ligne haute tension, sans empiètement sur un seul mètre carré de terre fertile. Les voitures garées dessous restent à lombre la température intérieure dun véhicule sous ombrière est de 15 à 20C inférieure à celle dun véhicule en plein soleil. Leau de pluie captée par la structure est canalisée au lieu de ruisseler sur lasphalte chargée dhydrocarbures vers le réseau pluvial.
La loi Climat et Résilience de 2023 impose déjà linstallation dombrières photovoltaïques sur les parkings extérieurs de plus de 1 500 m avec un calendrier progressif jusquen 2028. Le potentiel est considérable : la couverture de lensemble des parkings éligibles en France représenterait une capacité de production estimée à plusieurs dizaines de gigawatts une part significative des objectifs nationaux de capacité solaire, sans artificialiser un seul hectare supplémentaire.
Largument économique est aussi simple que largument écologique. Un panneau solaire sur un parking produit autant délectricité que le même panneau sur un champ de blé mais le parking ne nourrit personne. Le champ de blé nourrit des centaines de personnes par hectare et par an. Choisir le champ quand le parking est disponible nest pas un dilemme énergétique cest un choix daménagement absurde.
Le solaire sur parking coûte plus cher à installer que le solaire au sol les structures métalliques, les fondations et la hauteur nécessaire ajoutent un surcoût de lordre de 20 à 30 %. Mais lautoconsommation directe par le bâtiment adjacent, la valorisation du stationnement ombragé et lobligation réglementaire modifient le calcul. Sur quinze ans, le parking couvert produit un retour sur investissement comparable au sol avec trois services rendus au lieu dun.
Nous navons pas à choisir entre lénergie et lalimentation. Il suffit de regarder en bas avant de regarder les champs.
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