Lortie dioïque est la plante hôte de plusieurs dizaines despèces de papillons en France dont le Paon du jour, la Petite tortue, le Robert-le-diable et la Carte géographique. […]
La guêpe qui tourne autour de votre assiette en août nest pas venue pour vous gâcher le repas. Elle est venue parce quelle a faim et pendant les cinq mois précédents, elle a nourri ses larves avec les chenilles, les mouches et les pucerons de votre jardin sans que vous ne la remarquiez une seule fois. La guêpe commune Vespula vulgaris et la guêpe germanique Vespula germanica sont les deux espèces les plus courantes dans les jardins français et les plus détestées. Personne ne les défend. Personne ne demande leur réhabilitation. Personne ne leur attribue le moindre mérite. Le réflexe est universel : écraser, pulvériser, piéger, empoisonner. La guêpe est le seul animal du jardin pour lequel aucun défenseur ne prend la parole même les gens qui protègent les araignées et les serpents détestent les guêpes. CE QUE LA GUÊPE FAIT DAVRIL À JUILLET QUAND PERSONNE NE LA REGARDE : La reine fondatrice sort dhibernation en mars-avril, construit un nid de la taille dune balle de golf en fibres de bois mâchées le papier naturel la guêpe a inventé le papier avant lhumanité et pond ses premiers œufs. Les premières ouvrières éclosent en mai et commencent immédiatement à chasser. Leur mission exclusive pendant trois mois est de nourrir les larves du nid avec des protéines animales des insectes capturés, tués, découpés et ramenés au nid sous forme de boulettes de viande. Une colonie de guêpes communes en pleine activité juillet compte entre 3 000 et 5 000 ouvrières. Chaque ouvrière effectue entre 10 et 20 sorties de chasse par jour. Chaque sortie rapporte un insecte une chenille, une mouche, un puceron ailé, un moucheron, une larve de tipule, un petit papillon de nuit. Une colonie de 5 000 ouvrières capture entre 50 000 et 100 000 insectes par jour entre 1,5 et 3 millions dinsectes par saison. Le volume de prédation dun seul nid de guêpes est supérieur à celui de toutes les mésanges, de tous les rouges-gorges et de tous les carabes du jardin combinés. La guêpe est le premier prédateur dinsectes du jardin par le volume devant les oiseaux, devant les araignées, devant les coccinelles. Et personne ne le sait parce que la chasse se fait en silence, en vol, entre les rangs de légumes, pendant que le jardinier regarde ailleurs. Les chenilles de piérides du chou les chenilles vertes qui dévorent les choux, les brocolis et les navets du potager sont la proie préférée de la guêpe commune. Une ouvrière de guêpe découpe une chenille de piéride en morceaux de 2 à 3 mm en quelques minutes et transporte chaque morceau au nid. Un nid de guêpes situé dans un rayon de 200 mètres du potager supprime la majorité des chenilles de piérides avant quelles natteignent le stade de dégâts visibles sur les choux. Les mouches domestiques, les mouches de la viande et les mouches des fruits sont capturées en vol par les guêpes la technique de chasse aérienne de la guêpe est aussi efficace que celle de la libellule mais à une échelle plus proche du sol. Un jardin avec un nid de guêpes actif a mesurablment moins de mouches en été quun jardin sans nid. POURQUOI LA GUÊPE DEVIENT AGRESSIVE EN AOÛT : Le changement de comportement de la guêpe en août est la raison de sa mauvaise réputation et ce changement a une explication biologique précise. De mai à juillet, les ouvrières chassent des insectes pour nourrir les larves et les larves leur donnent en échange une sécrétion sucrée un salaire en sucre que les larves produisent à partir des protéines reçues. Les ouvrières sont nourries par les larves elles ne cherchent pas de nourriture pour elles-mêmes. En août, la reine cesse de pondre. Les dernières larves se nymphosent. Le nid ne contient plus de larves qui sécrètent du sucre. Les ouvrières plusieurs milliers se retrouvent sans source de sucre, affamées et désorientées. Elles quittent le nid et cherchent du sucre partout sur les fruits mûrs du verger, sur les confitures du petit-déjeuner, dans les verres de jus de fruit, sur les canettes de soda, autour de lassiette de melon. La guêpe qui tourne autour de votre repas en août nest pas agressive elle est affamée et désespérée. Elle a perdu sa source de nourriture les larves du nid et elle cherche du sucre pour survivre les quelques semaines qui la séparent de la mort les ouvrières meurent toutes en octobre seules les jeunes reines fécondées survivent pour fonder les colonies de lannée suivante. Le geste qui la rend agressive est le geste que tout le monde fait : agiter les bras, souffler dessus, taper la table. La guêpe perçoit le mouvement brusque comme une attaque et passe en mode défensif elle pique. La guêpe calme qui se pose sur un fruit et quon laisse manger sans la déranger ne pique personne elle prend son sucre et repart. LA POLLINISATION OUBLIÉE : Les guêpes sont des pollinisateurs secondaires mais significatifs. Les ouvrières visitent les fleurs pour le nectar leur source dénergie pour le vol de chasse. En visitant les fleurs, elles transportent du pollen sur leur corps qui est lisse et peu velu moins efficace que labeille pour le transport de pollen, mais la fréquence de visite compense. Les guêpes sont les pollinisatrices principales des figuiers de plein air en France la figue est pollinisée par un système complexe impliquant une guêpe spécialisée le blastophage mais les guêpes communes contribuent à la dispersion du pollen de nombreuses autres espèces. Les guêpes sont aussi les pollinisatrices involontaires des orchidées sauvages plusieurs espèces dorchidées Ophrys imitent lapparence et lodeur dune guêpe femelle pour attirer les mâles qui tentent de saccoupler avec la fleur et transportent le pollen vers la fleur suivante. Ce mécanisme de pollinisation par tromperie sexuelle est lun des plus spectaculaires du règne végétal et il ne fonctionne que si les guêpes sont présentes. LE FRELON EUROPÉEN LE COUSIN MAL AIMÉ QUI MÉRITERAIT DES EXCUSES : Le frelon européen Vespa crabro est la guêpe la plus grande de France 2 à 3,5 cm, brune et jaune, souvent confondue avec le frelon asiatique qui est plus sombre avec des pattes jaunes. Le frelon européen est indigène en France depuis des millénaires il fait partie de la faune naturelle au même titre que la chouette hulotte ou le renard roux. Son nid est construit dans les cavités darbres, les greniers, les granges et les nichoirs de grande taille. Une colonie de frelons européens capture entre 500 grammes et 1 kg dinsectes par jour pendant la saison de chasse des mouches, des guêpes communes, des papillons de nuit, des sauterelles et des libellules. Le frelon européen est le superprédateur du monde des insectes volants il chasse tout ce qui vole et qui fait moins de 3 cm. Le frelon européen est moins agressif que la guêpe commune il ne sintéresse pas aux repas humains il ne cherche pas le sucre sur les tables et ne pique que si le nid est directement menacé à moins de 3 à 5 mètres de lentrée. La piqûre est douloureuse plus que celle de la guêpe laiguillon est plus gros mais pas plus dangereuse médicalement que celle de la guêpe pour un adulte non allergique. Le frelon européen est attiré par la lumière la nuit il entre dans les maisons par les fenêtres éclairées en soirée. Ce comportement nocturne déclenche des paniques disproportionnées le bruit de vol du frelon grave et puissant dans une pièce éclairée la nuit terrorise les habitants. La solution est simple : éteindre la lumière intérieure, ouvrir la fenêtre, allumer une lumière extérieure le frelon sort vers la lumière en quelques minutes. Le frelon européen est en concurrence avec le frelon asiatique Vespa velutina une espèce invasive arrivée en France en 2004 qui attaque les ruches dabeilles domestiques et qui na aucun prédateur naturel en Europe. Tuer les frelons européens par confusion avec le frelon asiatique affaiblit lespèce indigène et libère du territoire pour lespèce invasive. Le seul frelon à combattre est le frelon asiatique le frelon européen est un allié à protéger. COMMENT COHABITER AVEC UN NID DE GUÊPES : Un nid de guêpes dans le jardin sous un toit de cabanon, dans un composteur, dans un trou darbre nest pas une urgence si le nid est à plus de 5 mètres des zones de passage fréquent. La majorité des nids de guêpes de jardin ne posent aucun problème de mai à fin juillet les ouvrières sont occupées à chasser et ignorent les humains. Le problème commence en août quand les ouvrières cherchent du sucre mais le nid est actif pendant seulement quatre à cinq mois mai à septembre et meurt de lui-même aux premières gelées doctobre. Le nid ne sera JAMAIS réutilisé lannée suivante la nouvelle reine fondatrice construit un nid neuf à un autre endroit chaque printemps. La patience de cinq mois est la solution la moins chère, la moins dangereuse et la plus bénéfique pour le jardin cinq mois de prédation gratuite sur les chenilles, les mouches et les pucerons, puis le nid vide en novembre. Le jardinier peut retirer le nid vide en hiver si lemplacement le dérange il ny a plus personne dedans. Si le nid est trop proche dune zone de passage moins de 3 mètres de la porte dentrée, de la table de terrasse ou de laire de jeu des enfants, lintervention dun professionnel est justifiée le déplacement ou la destruction du nid par un désinsectiseur agréé coûte entre 80 et 150 euros. Ne JAMAIS tenter de détruire un nid soi-même les guêpes défendent leur nid collectivement et une attaque mal conduite provoque des dizaines de piqûres simultanées qui peuvent être dangereuses même pour un adulte non allergique. Pour les personnes allergiques au venin de guêpe allergie diagnostiquée pas la douleur normale de la piqûre, mais la réaction anaphylactique : gonflement du visage, difficulté respiratoire, chute de tension, un nid de guêpes à proximité immédiate est un risque médical réel la destruction du nid est justifiée et le médecin allergologue peut prescrire un kit dadrénaline auto-injectable type Epipen à garder sur soi pendant la saison. Les pièges à guêpes commerciaux bouteilles avec appât sucré tuent des milliers de guêpes ouvrières entre juillet et septembre exactement pendant la période où les ouvrières cherchent du sucre et sont le plus visibles. Ce piégeage de masse réduit le nombre de guêpes autour de la table mais il réduit aussi le nombre de guêpes qui chassent les chenilles et les mouches dans le jardin. Le piège ne distingue pas la guêpe qui dérange le repas de la guêpe qui protège le potager les deux tombent dans le même sirop. Lalternative au piège : une assiette de fruits coupés melon, poire mûre posée à 10 mètres de la table de repas. Les guêpes se concentrent sur lassiette-leurre et désertent la table. Le repas se passe en paix et les guêpes mangent le sucre dont elles ont besoin pour survivre leurs dernières semaines sans déranger personne. La guêpe est le seul animal du jardin dont le service 3 millions dinsectes éliminés par saison et par nid est masqué par sa nuisance trois semaines de présence autour des repas en août. Cinq mois de travail invisible contre trois semaines de présence visible et la réputation entière de lespèce repose sur les trois semaines. Lescargot a été réhabilité. Le hérisson a été réhabilité. Le crapaud a été réhabilité. Laraignée commence à être tolérée. La guêpe attend encore et elle attend depuis plus longtemps que tous les autres, parce que personne na le courage de défendre un animal qui pique. Mais le jardin qui détruit ses nids de guêpes en mai et qui se plaint des chenilles de piérides sur ses choux en juillet a détruit la solution avant de rencontrer le problème. #GuêpeDuJardin #PrédateurIncompris #3MillionsDInsectes #CohabiterAvecLesGuêpes #RéhabilitonsLaGuêpe
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Ces 11 vivaces ne survivent pas à la sécheresse elles y prospèrent. La nuance change tout dans la composition dun massif. Trois stratégies dadaptation visibles ici : les feuillages argentés oreille dours, achillée, santoline réfléchissent la lumière et captent la rosée matinale. Les coussins compacts armérie, sédum, fétuque bleue réduisent lévaporation à presque rien. Les racines pivotantes profondes pérovskia, valériane rouge, gaura captent lhumidité là où le sol paraît sec en surface. Leuphorbe characias et le gaura apportent la hauteur et le mouvement. La lavande et la santoline structurent les plans intermédiaires. Le sédum et la fétuque bleue tapissent le premier plan sans jamais demander deau. Un massif conçu avec ces plantes ne ressemble pas à un compromis face à la chaleur. Il ressemble au sud de la France en pleine forme même en août. #MassifSécheresse #VivacesRésistantes #JardinSansArrosage #MassifMéditerranéen
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Vision des rapaces Une précision impressionnante Les rapaces possèdent lune des vues les plus perfectionnées du règne animal Le plus précis Laigle royal voit jusquà huit fois mieux quun œil humain Des chasseurs nocturnes La chouette effraie chasse dans une obscurité quasi totale grâce à son ouïe et ses yeux ultra-sensibles Des détecteurs invisibles Le busard Saint-Martin voit les ultraviolets et suit les traces durine des campagnols dans lherbe Un outil vital Chaque espèce a développé une vue adaptée à son mode de chasse et à sa proie #rapaces #nature #animaux
Vision des rapaces Une précision impressionnante Les rapaces possèdent lune des vues les plus perfectionnées du règne animal Le plus précis Laigle royal voit jusquà huit fois mieux […]
Cinq cents mètres carrés, cest la taille standard dun terrain de maison individuelle en zone rurale ou périurbaine. La plupart des propriétaires y mettent 400 m de pelouse tondue chaque semaine, une haie de thuyas sur trois côtés, un abri de jardin fermé à clé et un coin barbecue. Quatre cents mètres carrés de gazon ras qui ne nourrissent personne, ne produisent rien et coûtent 40 heures de tonte par an. Avec le même terrain et un plan par zones, les 500 m atteignent une autonomie quasi complète en légumes, en fruits, en œufs et en bois de chauffage dappoint avec encore assez despace pour une terrasse, un coin détente et une pelouse de jeu pour les enfants. Le principe à 500 m est le même quà 200 m le zonage concentrique par intensité mais lespace supplémentaire permet trois ajouts décisifs : un verger complet qui couvre les fruits de mai à novembre, un poulailler avec rotation de parcours qui boucle le cycle de fertilité, et une haie champêtre de 40 mètres linéaires qui remplace la clôture morte par un corridor de biodiversité productif. ZONE 1 LE POTAGER INTENSIF 60 m Huit planches surélevées de 120 300 cm en double rotation chaque planche produit deux à trois cultures par an. Le potager de 60 m bien conduit en rotation intensive produit entre 150 et 250 kg de légumes par saison la totalité des besoins dune famille de quatre personnes en légumes frais de mars à novembre, avec un surplus pour la conservation congélation, lactofermentation, séchage. Le châssis froid contre le mur sud sagrandit deux fenêtres de récupération côte à côte sur un cadre de planches produisent un châssis de 2 m qui démarre les tomates, les courgettes et les poivrons six semaines avant la pleine terre. Une serre froide tunnel de 3 6 m 18 m, entre 200 et 400 euros en kit est linvestissement le plus rentable du terrain elle avance la saison de six semaines au printemps, la prolonge de six semaines en automne et permet la culture de tomates sous abri pas de mildiou, doublement de la production par pied. La table de rempotage avec un évier extérieur alimenté par la cuve deau de pluie devient une station de travail permanente rempotage, semis, repiquage, lavage des légumes. Placer cette station entre le potager et la cuisine le trajet le plus court est celui qui sera parcouru le plus souvent. ZONE 2 LE POULAILLER ET LE PARCOURS ROTATIF 80 m Six poules pondeuses dans un poulailler fixe de 3 m avec un parcours divisé en trois sections de 25 m chacune. Les poules occupent une section pendant trois semaines le temps de dévorer les herbes, de gratter la surface, de fertiliser le sol et déliminer les larves et les limaces. Puis elles passent à la section suivante. La section libérée est semée immédiatement en engrais vert moutarde, phacélie qui repousse pendant les six semaines de repos. Quand les poules reviennent, lengrais vert est au stade idéal pour être enfoui par leur grattage un cycle de fertilité qui sauto-entretient sans aucun apport extérieur. Six poules produisent entre 1 200 et 1 500 œufs par an plus que les besoins dune famille de quatre personnes. Le surplus séchange avec les voisins contre des produits que le jardin ne fournit pas. Le fumier composté pendant trois mois devient le meilleur engrais du potager plus riche en azote et en phosphore que nimporte quel produit commercial. Les canards coureurs deux à trois individus ajoutés au poulailler patrouillent le jardin en journée et éliminent les limaces entre 150 et 200 par jour et par canard. Leur fumier est moins concentré que celui des poules et peut être épandu directement au pied des arbres sans compostage. ZONE 3 LE VERGER 100 m Dix fruitiers en haute-tige ou demi-tige espacés de 5 à 6 mètres forment un verger productif au fond du terrain. Le choix despèces vise létalement de la récolte sur six mois : Mai-juin : cerisier variété Burlat ou Napoléon 15 à 30 kg par arbre adulte. Juin-juillet : abricotier variété Bergeron en climat de Loire ou plus sud 20 à 40 kg. Juillet-août : prunier Reine Claude dorée ou Quetsche dAlsace 20 à 40 kg, pêcher variété résistante à la cloque : Morton ou Sanguine de Savoie. Août-septembre : figuier Goutte dOr ou Violette de Solliès 10 à 30 kg, deux récoltes en climat méridional. Septembre-octobre : pommier deux variétés complémentaires une précoce type Reine des Reinettes et une tardive type Reinette Clochard, total 40 à 80 kg. Octobre-novembre : poirier Conférence ou Doyenné du Comice 30 à 60 kg, cognassier un seul arbre suffit 20 à 40 kg de coings pour les gelées et les pâtes de fruit. Le sol sous le verger est semé de trèfle blanc permanent fixation dazote, couvre-sol anti-adventices, fourrage pour les poules en rotation. Les poules libérées sous le verger en automne mangent les fruits tombés cycle de la mouche de la cerise et du carpocapse du pommier interrompu, les larves dans le sol et les limaces. ZONE 4 LA HAIE CHAMPÊTRE 40 mètres linéaires La haie remplace les thuyas sur les trois côtés du terrain environ 40 mètres linéaires plantés en mélange. Aubépine, prunellier, sureau noir, cornouiller sanguin, noisetier, églantier, viorne obier. Chaque mètre linéaire produit des baies prunelles, sureau, cornouilles, cynorrhodons, noisettes, des fleurs pour les pollinisateurs de mars à juillet, et des sites de nidification pour les oiseaux. La haie se taille une seule fois par an en février la moitié du coût dentretien des thuyas. Le long de la haie côté intérieur : 20 mètres linéaires de petits fruits palissés framboisiers 10 m, production de 30 à 50 kg, mûres sans épines 5 m, 15 à 25 kg, groseilliers et cassissiers en cordon 5 m, 5 à 10 kg. ZONE 5 LA MARE, LE COMPOST ET LE BOIS 40 m La mare de 6 à 8 m attire grenouilles, crapauds, tritons et libellules les prédateurs de limaces et de moustiques. Le compost à trois bacs frais, en cours, mûr traite la totalité des déchets organiques du jardin, du poulailler et de la cuisine. Un tas de bois mort de 2 1 m bûches, branches, souches héberge le lucane cerf-volant, les staphylins, les forficules et fournit un abri dhibernation au hérisson. Un espace de 10 m en fond de terrain planté de deux à trois saules têtards fournit du bois de chauffage dappoint en rotation un saule en cépée produit du bois de chauffage rechargeable tous les trois ans sans abattre larbre. ZONE 6 LA RÉCUPÉRATION DEAU deux cuves de 1 000 litres Un toit de 80 m collecte environ 56 000 litres de pluie par an en climat français moyen. Deux cuves IBC de 1 000 litres connectées en série à la gouttière couvrent les besoins darrosage du potager et du poulailler de mai à septembre les années normales, le robinet ne sert quen canicule prolongée. ZONE RÉSIDUELLE LA PELOUSE DE VIE 60 à 80 m La pelouse restante est tondue haute à 8 cm, semée de trèfle blanc et de pâquerettes pas un gazon ras mais une prairie courte praticable. Un passage tondu court serpente entre les zones pour le déplacement quotidien. La pelouse de jeu pour les enfants est au centre visible depuis la cuisine, entourée de production, vivante. PRODUCTION ANNUELLE ESTIMÉE : Légumes 60 m potager 18 m serre : 200 à 350 kg. Fruits verger 10 arbres : 150 à 350 kg. Petits fruits 20 m linéaires : 50 à 85 kg. Œufs 6 poules : 1 200 à 1 500 unités. Compost produit : 500 à 800 kg. Bois de chauffage dappoint saules en cépée : 1 à 2 stères tous les 3 ans. Le terrain de 500 m ne rend pas une famille autosuffisante en tout les céréales, les produits laitiers, la viande sauf si les poules sont réformées en poule au pot restent des achats. Mais la facture alimentaire en légumes, fruits et œufs tombe à zéro de mars à novembre et le surplus de production est un atout social échange entre voisins, paniers donnés, conserves offertes qui crée du lien autant que de la nourriture. Cinq cents mètres carrés, cest le terrain que la plupart des Français tondent chaque semaine en se disant quils nont pas de place pour un potager. Ils ont la place pour une ferme. #Terrain500m2 #MicroFerme #AutonomieAlimentaire #JardinProductif #PermacultureFamiliale
Cinq cents mètres carrés, cest la taille standard dun terrain de maison individuelle en zone rurale ou périurbaine. La plupart des propriétaires y mettent 400 m de pelouse […]
Ils traversent la pelouse au petit matin, tapent contre les vitres en automne et nichent sous les tuiles sans demander la permission. La plupart des jardiniers les ignorent, les chassent à grands gestes ou les considèrent comme du décor sonore. Chacun de ces 20 oiseaux élimine un ravageur spécifique les faire fuir revient à ouvrir la porte aux parasites. Rougegorge familier Erithacus rubecula, suit le jardinier qui bêche pour capturer larves et vers mis à nu Mésange bleue Cyanistes caeruleus, une famille consomme jusquà 10 000 chenilles pendant lélevage des poussins Mésange charbonnière Parus major, lun des rares oiseaux capables de vider un nid de chenilles processionnaires Merle noir Turdus merula, arrache les larves de tipules dans la pelouse et régule les limaces au crépuscule Grive musicienne Turdus philomelos, seul oiseau du jardin qui casse les escargots sur une pierre-enclume, toujours la même Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, 9 grammes, se faufile dans les fissures pour atteindre les pucerons et araignées que personne dautre ne trouve Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, dévore chenilles, mouches et pucerons dans lépaisseur des haies Moineau domestique Passer domesticus, granivore à lâge adulte mais nourrit ses poussins exclusivement dinsectes pendant trois semaines Bergeronnette grise Motacilla alba, spécialiste des mouches et moustiques quelle attrape en courant sur les surfaces planes Chouette hulotte Strix aluco, un couple contrôle jusquà 3 000 campagnols et mulots par an dans un rayon de quelques hectares Effraie des clochers Tyto alba, chasse en vol silencieux, régule les populations de rongeurs dans les vergers et potagers périphériques Pic épeiche Dendrocopos major, fore lécorce pour extraire les larves xylophages que les traitements de surface natteignent pas Pic vert Picus viridis, langue de dix centimètres quil enfonce dans les galeries de fourmis au sol Accenteur mouchet Prunella modularis, discret, fouille la litière sous les haies, consomme insectes et graines de plantes adventices Chardonneret élégant Carduelis carduelis, se nourrit presque exclusivement de graines de chardons, séneçons et centaurées il désherbe Sittelle torchepot Sitta europaea, descend les troncs la tête en bas pour trouver les larves que les pics, qui montent, ont manquées Grimpereau des jardins Certhia brachydactyla, bec fin et courbe qui fouille chaque fissure décorce à la recherche de micro-insectes Hirondelle rustique Hirundo rustica, capture entre 600 et 850 insectes volants par jour, moustiques et mouches en priorité Huppe fasciée Upupa epops, long bec qui sonde le sol pour extraire courtilières, larves de hannetons et vers blancs Verdier dEurope Chloris chloris, régule les graines de mauvaises herbes, visite les mangeoires lhiver mais patrouille les plates-bandes le reste de lannée Un jardin sans oiseaux nest pas un jardin silencieux. Cest un jardin sans défense aérienne. #OiseauxDuJardin #BiodiversitéAuJardin #JardinNaturel #LPO
Ils traversent la pelouse au petit matin, tapent contre les vitres en automne et nichent sous les tuiles sans demander la permission. La plupart des jardiniers les ignorent, […]
Ces vingt espèces vivent dans la structure verticale dun vieux verger pas dans les fruitiers taillés court, mais dans les arbres laissés en volume avec leurs cavités, leurs branches mortes et leur lierre. Quelques comportements que limage ne montre pas : La sittelle réduit lentrée de la cavité avec de la boue séchée jusquà la bonne dimension aucun étourneau ne passe. Le grimpereau monte en spirale sur lécorce : il ne visite pas larbre, il chasse dans les crevasses. Le pic épeiche tambourine en mars sur une branche creuse sèche choisie pour sa résonance cest un marquage territorial, pas une recherche dinsectes. Le moineau friquet se distingue du domestique par sa joue blanche avec un point sombre central. La plupart des observateurs ne font pas la différence. Un vieux verger laissé en volume avec ses imperfections accueille tout cela. Un verger rasé, non. #oiseauxDuVerger #vieuxArbres #biodiversitéJardin #LPO
Ces vingt espèces vivent dans la structure verticale dun vieux verger pas dans les fruitiers taillés court, mais dans les arbres laissés en volume avec leurs cavités, leurs […]
Les boîtes à œufs espacent les bulbes de tulipes parfaitement sans mesurer, sans rater. La boîte sert de gabarit de positionnement : on la pose dans la tranchée, un bulbe par alvéole, et on recouvre. En carton, elle se décompose naturellement dans le sol au cours de lhiver. Le résultat au printemps : une bordure régulière et dense sans le moindre effort de calcul. À planter en octobre-novembre, avant les premières gelées. Profondeur : environ 3 fois la hauteur du bulbe, pointe vers le haut. #tulipes #bulbesdeprintemps #jardinageautomne #astucedejardinage
Les boîtes à œufs espacent les bulbes de tulipes parfaitement sans mesurer, sans rater. La boîte sert de gabarit de positionnement : on la pose dans la tranchée, […]
Les 8 éléments du foyer autonome ne fonctionnent pas en parallèle. Ils fonctionnent en boucle chaque élément nourrit le suivant, rien ne sort du système et la seule entrée extérieure est le soleil et la pluie. La serre produit les plants. Le potager produit les légumes. Le poulailler produit les œufs et le fumier. Le fumier nourrit le compost. Le compost nourrit le potager. Les déchets du potager nourrissent les poules. La cave stocke les surplus. La boucle tourne douze mois sur douze sans aucun achat extérieur sauf les graines de la première année après quoi le jardinier produit ses propres semences et la boucle se ferme complètement. LE CYCLE ALIMENTAIRE COMMENT LES 8 ÉLÉMENTS SE CONNECTENT : JANVIER-FÉVRIER : la serre démarre le cycle. Pendant que le potager extérieur est au repos sous le gel, la serre adossée au mur sud de la maison principale élément 2 maintient une température de 5 à 15C grâce à linertie thermique du mur de pierre. Les semis de tomates, poivrons, aubergines et courgettes sont lancés en godets dès février. Les salades dhiver mâche, claytone, épinards continuent de produire sous la serre pendant que la neige couvre le potager. La cave à légumes élément 6 fournit les pommes de terre de semence germées sur des clayettes depuis décembre les germes de 2 à 3 cm signalent que le tubercule est prêt à planter. La cave à légumes nest pas un réfrigérateur. Cest un espace souterrain ou semi-enterré qui maintient naturellement une température de 4 à 10C et une humidité de 80 à 95 % toute lannée les conditions idéales de conservation des légumes-racines, des courges, des pommes et des conserves. Un caveau de 6 à 8 m sous la maison ou creusé dans un talus conserve la production dété pendant six à huit mois les pommes de terre daoût tiennent jusquen mars, les carottes dans le sable humide tiennent jusquen avril, les courges de stockage butternut, potimarron, musquée de Provence tiennent jusquen février, les pommes de garde jusquen mars. MARS-AVRIL : le poulailler entre dans le cycle. Les quatre à six poules pondeuses élément 3 sont en pic de ponte entre 4 et 6 œufs par jour pour le foyer. Mais le rôle principal du poulailler en mars nest pas les œufs cest la préparation du sol. Lenclos mobile est déplacé sur les planches de potager qui vont recevoir les cultures gourmandes tomates, courges, courgettes. Les poules grattent la surface pendant deux à trois semaines elles mangent les larves hivernantes, les graines dadventices et les limaces, décompactent les premiers centimètres du sol et déposent leurs fientes directement sur la planche. Quand lenclos est déplacé, la planche est prête à planter sans bêchage, sans motoculteur et sans engrais. Le fumier du poulailler raclé du plateau de déjections sous le perchoir tous les deux à trois jours est versé dans le composteur à trois bacs situé au fond du terrain. Le fumier de poule est trop riche en azote pour être appliqué directement sur les cultures il brûlerait les racines. Après trois mois de compostage avec les déchets verts du potager et de la cuisine, il devient le meilleur engrais du foyer plus concentré en azote, phosphore et potassium que nimporte quel produit commercial. MAI-JUIN : le potager est en production maximale. Les plants élevés en serre depuis février sont repiqués en pleine terre après les Saints de Glace 11-13 mai. Les six à huit planches surélevées produisent simultanément salades, radis, pois, fèves, carottes, betteraves, oignons, ail. Leau darrosage vient des récupérateurs deau de pluie élément 4 deux à quatre cuves de 1 000 litres connectées aux gouttières de la maison et de la grange. Un toit de 80 m collecte environ 56 000 litres de pluie par an en climat français moyen largement plus que les 15 000 à 20 000 litres nécessaires au potager et au poulailler. Le système de goutte-à-goutte connecté aux cuves par gravité distribue leau aux pieds des plants sans gaspillage. Les épluchures de cuisine, les fanes de carottes, les feuilles de choux abîmées et les surplus du potager vont aux poules elles transforment les déchets végétaux en œufs et en fumier. Ce que les poules ne mangent pas agrumes, oignons, pommes de terre crues va directement au composteur. Rien ne sort du terrain. Rien ne va à la poubelle verte de la collecte municipale. JUILLET-AOÛT : la conserverie et le stockage. La production dépasse les besoins quotidiens les tomates, les courgettes, les haricots et les fruits du verger arrivent en masse. Latelier élément 7 sert de conserverie : stérilisation des bocaux de tomates, de ratatouille et de haricots verts au stérilisateur un investissement de 50 à 100 euros qui dure des décennies, séchage des herbes aromatiques suspendues aux poutres, séchage des haricots à écosser sur des clayettes, préparation des confitures et des coulis. La cave à légumes commence à recevoir les premiers stockages ail et oignons tressés et suspendus récoltés en juillet, stockables jusquen mars, bocaux stérilisés alignés sur les étagères, premières courges de stockage posées sur des clayettes en bois. Le congélateur alimenté en partie par les panneaux solaires si le foyer en dispose complète le dispositif pour les fruits et les légumes qui ne se conservent pas en bocal ni en cave. SEPTEMBRE-OCTOBRE : la grande récolte et la préparation de lhiver. Les pommes de terre, les carottes, les betteraves et les navets sont arrachés et descendus en cave dans des caisses remplies de sable légèrement humide qui maintient les racines fermes pendant des mois. Les courges de stockage sont rentrées avant les premières gelées et posées en cave sur de la paille. Les pommes de garde Reinette Clochard, Reinette grise du Canada sont cueillies et stockées en cave sur des clayettes chaque pomme espacée de la suivante pour éviter la propagation de la pourriture. Le bûcher élément 5 est plein. Le bois coupé et fendu au printemps a séché tout lété sous lappentis ventilé le taux dhumidité est descendu de 40-50 % bois frais à 15-20 % bois sec, prêt à brûler. Un foyer autonome en zone rurale consomme entre 5 et 10 stères de bois par hiver pour le chauffage poêle à bois ou cheminée-insert et la cuisson dappoint. Le bois vient du terrain élagage du verger, taille de la haie, cépée de saules ou dun échange avec un voisin forestier le circuit est local, le coût est le temps de travail. Le puits ou la citerne élément 8 est la sécurité ultime. Les récupérateurs deau de pluie couvrent les besoins du jardin et du poulailler. Le puits couvre les besoins de la maison en cas de coupure du réseau arrosage durgence, eau pour les animaux, eau filtrée pour lusage domestique si le puits est aux normes sanitaires. La citerne souterraine de 5 000 à 10 000 litres, alimentée par les gouttières et le trop-plein des cuves, sert de réserve stratégique pour les sécheresses prolongées. NOVEMBRE-DÉCEMBRE : le système tourne au ralenti mais ne sarrête pas. La serre produit les salades dhiver. Les poules pondent moins baisse de la photopériode mais continuent de fournir deux à trois œufs par jour. La cave à légumes fournit les pommes de terre, les carottes, les betteraves, les courges, les pommes et les conserves de lété. Le bûcher fournit le combustible. Latelier sert à réparer les outils, à construire les nouvelles planches de potager pour la saison suivante et à fabriquer les tuteurs et les châssis. Le foyer ne consomme presque rien de lextérieur entre novembre et mars les légumes viennent de la cave, les œufs du poulailler, les fruits du stockage, la chaleur du bûcher, leau du puits et des cuves. Le supermarché fournit le reste farine, huile, sucre, produits laitiers, viande mais la part achetée diminue chaque année à mesure que le système mûrit. La boucle est fermée. Les déchets de la cuisine nourrissent les poules. Les poules nourrissent le compost. Le compost nourrit le potager. Le potager nourrit la cave. La cave nourrit la cuisine. La pluie remplit les cuves. Les cuves arrosent le potager. Le bois chauffe la maison. La cendre du bois fertilise le verger. Rien ne sort. Tout circule. #CycleAlimentaire #FoyerAutonome #BoucleFermée #AutonomieAlimentaire #PermacultureFamiliale
Les 8 éléments du foyer autonome ne fonctionnent pas en parallèle. Ils fonctionnent en boucle chaque élément nourrit le suivant, rien ne sort du système et la seule […]
Neuf faucons. Tous construits pour la vitesse aucun ne lutilise de la même façon. Le faucon pèlerin plonge en piqué à plus de 300 km/h sur des oiseaux en vol libre. Le faucon crécerelle fait le point fixe face au vent, immobile dans les airs, les yeux rivés sur un campagnol dans lherbe trente mètres plus bas. Le hobereau dEurope intercepte des hirondelles et des libellules en vol acrobatique à pleine vitesse. Lémerillon chasse au ras du sol comme un petit missile, surprenant les alouettes dans les prairies ouvertes. 礪 Même bec crochu avec une dent tomial tranchante la marque des vrais faucons, absente chez les aigles et les buses. Mêmes ailes pointues taillées pour le vol actif. Mais la silhouette change tout : le gerfaut arctique, le plus grand de tous, domine les lagopèdes sur la toundra avec une puissance brute que le crécerellette, trois fois plus petit, compense par lagilité dans les essaims dinsectes. Le faucon lanier et le faucon sacre occupent les steppes dAfrique et dAsie centrale avec un vol de poursuite au sol moins spectaculaire que le piqué du pèlerin, plus endurant. Le faucon kobez migre dAfrique australe jusquen Europe de lEst chaque printemps pour chasser les insectes en vol un faucon insectivore, presque impensable pour qui associe cette famille aux prédateurs doiseaux. En France, quatre espèces nicheuses régulières : le pèlerin sur les falaises et les cathédrales, le crécerelle au bord des autoroutes, le hobereau dans les lisières boisées, lémerillon en hivernage dans les grandes plaines. #Faucons #RapacesFrance #FauconPèlerin #FauconCrécerelle
Neuf faucons. Tous construits pour la vitesse aucun ne lutilise de la même façon. Le faucon pèlerin plonge en piqué à plus de 300 km/h sur des oiseaux […]