Fin février : le matin, bien avant que le soleil ne passe la haie, une compétition a déjà commencé. Chaque chant que vous entendez est un mâle en train de poser une frontière invisible autour de son futur territoire de nidification. Chantent déjà : merle noir commence dès janvier, phrases lentes et flûtées depuis un toit ou une antenne, souvent le premier et le dernier à chanter dans la journée, grive musicienne reconnaissable à ses motifs répétés deux ou trois fois daffilée elle est la seule à faire ça, rougegorge familier chant fin et mélancolique, y compris la nuit sous les réverbères, car la lumière artificielle prolonge son horloge interne. Premiers essais : mésange charbonnière son ti-tu ti-tu métallique à deux notes est le plus facile à apprendre, il sert de porte dentrée à tous les débutants, pic épeiche ne chante pas : il tambourine sur du bois mort en rafales dune seconde, audible à 600 mètres, troglodyte mignon le plus petit oiseau du jardin produit le chant le plus puissant proportionnellement 90 décibels à un mètre. Pas encore là : fauvette à tête noire son chant flûté et accéléré deviendra omniprésent en avril, mais quelques hivernants chantent déjà dans le sud, coucou gris son célèbre cou-cou ne résonnera pas avant mi-avril, rossignol philomèle le virtuose nocturne, 200 motifs différents, narrivera quen avril. Conséquences pratiques : ne pas tailler les haies denses avant fin mars les chanteurs y installent leur nid, laisser un arbre mort au jardin poste de chant et tambourinage, éteindre les lumières extérieures inutiles pour ne pas perturber les rythmes de chant nocturne. Celui que vous entendez chaque matin a choisi votre jardin. Il attend une réponse. #ChantsDoiseaux #FauneEnFévrier #ChorusDeLAube

Fin février : le matin, bien avant que le soleil ne passe la haie, une compétition a déjà commencé. Chaque chant que vous entendez est un mâle en train de poser une frontière invisible autour de son futur territoire de nidification.

Chantent déjà : merle noir commence dès janvier, phrases lentes et flûtées depuis un toit ou une antenne, souvent le premier et le dernier à chanter dans la journée, grive musicienne reconnaissable à ses motifs répétés deux ou trois fois daffilée elle est la seule à faire ça, rougegorge familier chant fin et mélancolique, y compris la nuit sous les réverbères, car la lumière artificielle prolonge son horloge interne.

Premiers essais : mésange charbonnière son ti-tu ti-tu métallique à deux notes est le plus facile à apprendre, il sert de porte dentrée à tous les débutants, pic épeiche ne chante pas : il tambourine sur du bois mort en rafales dune seconde, audible à 600 mètres, troglodyte mignon le plus petit oiseau du jardin produit le chant le plus puissant proportionnellement 90 décibels à un mètre.

Pas encore là : fauvette à tête noire son chant flûté et accéléré deviendra omniprésent en avril, mais quelques hivernants chantent déjà dans le sud, coucou gris son célèbre cou-cou ne résonnera pas avant mi-avril, rossignol philomèle le virtuose nocturne, 200 motifs différents, narrivera quen avril.

Conséquences pratiques : ne pas tailler les haies denses avant fin mars les chanteurs y installent leur nid, laisser un arbre mort au jardin poste de chant et tambourinage, éteindre les lumières extérieures inutiles pour ne pas perturber les rythmes de chant nocturne.

Celui que vous entendez chaque matin a choisi votre jardin. Il attend une réponse.

#ChantsDoiseaux #FauneEnFévrier #ChorusDeLAube

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