Il y a trente ans, personne ne parlait de limaces. Pas parce quelles nexistaient pas mais parce que six prédateurs différents les mangeaient chaque nuit avant quelles natteignent les salades. Personne ne parlait de moustiques parce que les hirondelles en attrapaient 600 par jour et les pipistrelles 3 000 par nuit. Personne ne parlait de pucerons parce que les mésanges en livraient 10 000 à leurs poussins en trois semaines et que les perce-oreilles nettoyaient le reste dans lobscurité. Personne ne parlait de sol dur parce que les vers de terre le labouraient en silence, que les carabes laéraient en chassant et que les champignons connectaient les racines entre elles sans aucune intervention. On ne parlait pas de ces problèmes parce quils étaient résolus par des employés que personne ne voyait, que personne ne payait et que personne ne remerciait. Aujourdhui, chaque problème que le jardinier combat avec un produit, un piège ou un outil est un service quun animal éliminé fournissait gratuitement. Les limaces mangent les salades. Le jardinier achète des granulés anti-limaces entre 8 et 15 euros par saison pour un potager moyen. Les granulés tuent les limaces. Ils tuent aussi le hérisson qui mangeait les limaces, le crapaud qui les gobait, le carabe qui les chassait et la grive qui cassait les escargots. La saison suivante, les limaces reviennent en premier leur cycle de reproduction est le plus court. Les prédateurs ne reviennent pas leur cycle est le plus long. Le jardinier rachète des granulés. Le cercle ne sarrête pas il saccélère. Chaque saison avec granulés produit une saison suivante avec plus de limaces et moins de prédateurs. Le produit qui semblait résoudre le problème est devenu le problème. Le coût du remplacement : si le hérisson, le crapaud, le carabe et la grive étaient encore là, les granulés seraient inutiles. Coût de la solution naturelle : un passage de 13 cm dans la clôture gratuit, un point deau de 2 m 50 euros de bâche, une pierre plate au sol gratuit, un mètre carré dorties non arrachées gratuit. Total : 50 euros une seule fois. Coût des granulés sur dix ans : 80 à 150 euros et le problème empire. Les moustiques envahissent la terrasse. Le jardinier achète une lampe UV, un diffuseur de citronnelle, des spirales fumigènes, parfois un traitement professionnel à la deltaméthrine du jardin entre 50 et 300 euros par saison. Le traitement professionnel tue les moustiques. Il tue aussi les abeilles solitaires, les syrphes, les papillons de nuit et les chrysopes les auxiliaires qui pollinisaient le potager et dont les larves dévoraient les pucerons. La saison suivante, les moustiques reviennent. Les pollinisateurs et les auxiliaires ne reviennent pas. Le potager produit moins parce que la pollinisation est déficiente. Les pucerons explosent parce que les auxiliaires ont disparu. Le jardinier achète un traitement anti-pucerons en plus du traitement anti-moustiques. Deux produits au lieu de zéro. Le coût du remplacement : un couple dhirondelles 6 000 insectes/jour une colonie de pipistrelles 3 000 moustiques/nuit un bassin naturel de 2 m avec des larves de libellules qui mangent les larves de moustiques = régulation permanente sans aucun produit. Coût : une planchette sous le toit 5 euros de bois, un gîte à chauves-souris 20 euros de planches, un point deau 50 euros. Total : 75 euros une seule fois. Aucune recharge. Aucun abonnement. Le sol est dur et les plantes souffrent. Le jardinier achète du terreau en sacs pour amender entre 30 et 80 euros par saison pour un potager de 20 m. Il achète des engrais liquides pour compenser la pauvreté du sol 15 à 30 euros par saison. Il loue un motoculteur chaque printemps pour casser la croûte 30 à 50 euros la journée. Total annuel : 75 à 160 euros, chaque année, pour forcer un sol mort à produire quelque chose. Le coût du remplacement : les vers de terre brassent 40 à 100 tonnes de terre par hectare et par an gratuitement. Les champignons mycorhiziens connectent les racines aux réserves minérales profondes gratuitement. Les couverts végétaux fixent lazote et structurent le sol le prix dun sachet de graines de phacélie ou de trèfle, 3 euros. Total : 3 euros et trois ans de patience. Après trois ans sans labour, sans chimie

Il y a trente ans, personne ne parlait de limaces. Pas parce quelles nexistaient pas mais parce que six prédateurs différents les mangeaient chaque nuit avant quelles natteignent les salades. Personne ne parlait de moustiques parce que les hirondelles en attrapaient 600 par jour et les pipistrelles 3 000 par nuit. Personne ne parlait de pucerons parce que les mésanges en livraient 10 000 à leurs poussins en trois semaines et que les perce-oreilles nettoyaient le reste dans lobscurité. Personne ne parlait de sol dur parce que les vers de terre le labouraient en silence, que les carabes laéraient en chassant et que les champignons connectaient les racines entre elles sans aucune intervention.

On ne parlait pas de ces problèmes parce quils étaient résolus par des employés que personne ne voyait, que personne ne payait et que personne ne remerciait.

Aujourdhui, chaque problème que le jardinier combat avec un produit, un piège ou un outil est un service quun animal éliminé fournissait gratuitement.

Les limaces mangent les salades. Le jardinier achète des granulés anti-limaces entre 8 et 15 euros par saison pour un potager moyen. Les granulés tuent les limaces. Ils tuent aussi le hérisson qui mangeait les limaces, le crapaud qui les gobait, le carabe qui les chassait et la grive qui cassait les escargots. La saison suivante, les limaces reviennent en premier leur cycle de reproduction est le plus court. Les prédateurs ne reviennent pas leur cycle est le plus long. Le jardinier rachète des granulés. Le cercle ne sarrête pas il saccélère. Chaque saison avec granulés produit une saison suivante avec plus de limaces et moins de prédateurs. Le produit qui semblait résoudre le problème est devenu le problème.

Le coût du remplacement : si le hérisson, le crapaud, le carabe et la grive étaient encore là, les granulés seraient inutiles. Coût de la solution naturelle : un passage de 13 cm dans la clôture gratuit, un point deau de 2 m 50 euros de bâche, une pierre plate au sol gratuit, un mètre carré dorties non arrachées gratuit. Total : 50 euros une seule fois. Coût des granulés sur dix ans : 80 à 150 euros et le problème empire.

Les moustiques envahissent la terrasse. Le jardinier achète une lampe UV, un diffuseur de citronnelle, des spirales fumigènes, parfois un traitement professionnel à la deltaméthrine du jardin entre 50 et 300 euros par saison. Le traitement professionnel tue les moustiques. Il tue aussi les abeilles solitaires, les syrphes, les papillons de nuit et les chrysopes les auxiliaires qui pollinisaient le potager et dont les larves dévoraient les pucerons. La saison suivante, les moustiques reviennent. Les pollinisateurs et les auxiliaires ne reviennent pas. Le potager produit moins parce que la pollinisation est déficiente. Les pucerons explosent parce que les auxiliaires ont disparu. Le jardinier achète un traitement anti-pucerons en plus du traitement anti-moustiques. Deux produits au lieu de zéro.

Le coût du remplacement : un couple dhirondelles 6 000 insectes/jour une colonie de pipistrelles 3 000 moustiques/nuit un bassin naturel de 2 m avec des larves de libellules qui mangent les larves de moustiques = régulation permanente sans aucun produit. Coût : une planchette sous le toit 5 euros de bois, un gîte à chauves-souris 20 euros de planches, un point deau 50 euros. Total : 75 euros une seule fois. Aucune recharge. Aucun abonnement.

Le sol est dur et les plantes souffrent. Le jardinier achète du terreau en sacs pour amender entre 30 et 80 euros par saison pour un potager de 20 m. Il achète des engrais liquides pour compenser la pauvreté du sol 15 à 30 euros par saison. Il loue un motoculteur chaque printemps pour casser la croûte 30 à 50 euros la journée. Total annuel : 75 à 160 euros, chaque année, pour forcer un sol mort à produire quelque chose.

Le coût du remplacement : les vers de terre brassent 40 à 100 tonnes de terre par hectare et par an gratuitement. Les champignons mycorhiziens connectent les racines aux réserves minérales profondes gratuitement. Les couverts végétaux fixent lazote et structurent le sol le prix dun sachet de graines de phacélie ou de trèfle, 3 euros. Total : 3 euros et trois ans de patience. Après trois ans sans labour, sans chimie

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