Les gouttières raccordées directement au tout-à-légout, cest de leau de pluie propre envoyée dans un tuyau avec les eaux usées. Pas un litre infiltré, pas une racine abreuvée, pas un degré de fraîcheur gagné juste un transfert immédiat de leau la plus pure qui tombe sur la maison vers le réseau le plus saturé de la ville. Chaque orage surcharge un système qui na pas été conçu pour recevoir leau de tous les toits en même temps. Les jardins de pluie au pied des descentes de gouttière, cest autre chose. Là où un propriétaire débranche sa gouttière du réseau et dirige leau vers un petit bassin planté de 2 à 4 m au pied du mur, chaque averse nourrit le jardin au lieu de saturer légout. Leau sinfiltre en quelques heures, les plantes la filtrent, le sol la stocke et le réseau municipal respire. Le problème est arithmétique. Un toit de 100 m reçoit 800 à 1 000 mm de pluie par an en France métropolitaine soit entre 80 000 et 100 000 litres par an. Cest léquivalent de 80 à 100 cubes de mille litres. Cette eau tombe propre elle na traversé ni le sol ni la rue. Elle ne contient ni hydrocarbures, ni métaux lourds, ni matières fécales. Mais le système dassainissement la traite comme une eau usée parce quelle arrive dans le même tuyau. Dans les communes en réseau unitaire un seul réseau pour les eaux usées et les eaux pluviales encore majoritaire dans les centres-villes anciens en France, chaque orage dilue les eaux usées, surcharge la station dépuration et déclenche des déversements directs deaux usées non traitées dans la rivière. Leau de pluie propre qui tombe sur votre toit aggrave la pollution de la rivière parce que le tuyau mélange tout. Le jardin de pluie coupe ce circuit. Leau de la gouttière est déviée vers un bassin peu profond 20 à 30 cm de creux creusé dans le jardin au pied du mur, rempli dun substrat drainant mélange de sable, de compost et de terre et planté despèces qui tolèrent à la fois linondation temporaire et la sécheresse entre deux épisodes carex, iris des marais, géranium vivace, eupatoire, salicaire, astilbe, heuchère, graminées ornementales. Leau saccumule dans le bassin pendant la pluie rétention visible de quelques centimètres et sinfiltre dans les heures suivantes. Aucune eau natteint le réseau. Le jardin boit ce que le tuyau recevait. La conception prend une heure de réflexion. Identifier la descente de gouttière la plus proche dune zone plantable pied de façade, bordure de terrasse, coin de pelouse. Creuser un bassin de 2 à 4 m sur 20-30 cm de profondeur. Remplir de 10 cm de substrat drainant au fond gravier recouvert de sable grossier. Combler avec un mélange terre-compost-sable un tiers de chaque. Planter les espèces adaptées toujours des vivaces capables de supporter des pieds dans leau pendant quelques heures puis une sécheresse de deux semaines. La connexion à la gouttière est la partie la plus simple. Couper la descente de gouttière à 20-30 cm du sol. Raccorder un coude orienté vers le jardin de pluie. Leau tombe directement dans le bassin à chaque épisode pluvieux. Un trop-plein un tuyau au niveau supérieur du bassin raccordé au réseau ou dirigé vers la pelouse évacue les excédents lors des épisodes exceptionnels le jardin de pluie nest pas dimensionné pour absorber 100 % de tous les épisodes, mais il absorbe 80 à 90 % des pluies courantes. Le premier bénéfice est souterrain. Leau infiltrée dans le jardin de pluie recharge la nappe superficielle celle qui nourrit les puits, les sources et les arbres du quartier. En milieu urbain imperméabilisé, la nappe baisse parce que leau de pluie est envoyée dans les tuyaux au lieu de descendre dans le sol. Chaque jardin de pluie est un point de recharge modeste individuellement, significatif quand il se multiplie à léchelle dun quartier. Le deuxième bénéfice est visible. Le pied de la descente de gouttière habituellement une zone triste de béton éclaboussé et de mousses devient un massif de vivaces luxuriantes qui bénéficient dun arrosage gratuit et régulier. Les plantes de jardin de pluie sont parmi les plus vigoureuses du jardin parce quelles reçoivent de leau à chaque épisode sans effort. Les iris, les salicaires et les eupatoires fleurissent abondamment de mai à septembre. Le jardin de pluie nest pas un sacrifice esthétique cest souvent le plus beau coin du jardin. Le troisième bénéfice est collectif. Chaque mètre cube deau détourné du réseau est un mètre cube de moins à transporter, à pomper, à traiter et à rejeter. Les communes qui encouragent le débranchement des gouttières subventions, accompagnement technique, programmes déconnexion des eaux pluviales constatent une réduction mesurable des surverses en cas dorage. La ville de Douai a lancé un programme de déconnexion des gouttières dans les quartiers en réseau unitaire chaque maison participante réduit la charge du réseau de plusieurs dizaines de mètres cubes par an. Le coût dun jardin de pluie domestique : entre 50 et 200 euros de matériaux substrat, plants, raccord de gouttière. Un après-midi de travail. Aucun entretien spécifique les plantes se débrouillent. Aucune pompe. Aucune énergie. Le retour sur investissement est immédiat les plantes poussent dès la première saison, le réseau est soulagé dès la première pluie. Leau qui tombe sur votre toit na rien à faire dans un égout. Elle a quelque chose à faire dans votre sol et le chemin entre les deux tient dans un coude de gouttière et un carré de terre. #JardinDePluie #DéconnexionPluviale #EauDePluie #GestionÀLaSource #VillePerméable

Les gouttières raccordées directement au tout-à-légout, cest de leau de pluie propre envoyée dans un tuyau avec les eaux usées. Pas un litre infiltré, pas une racine abreuvée, pas un degré de fraîcheur gagné juste un transfert immédiat de leau la plus pure qui tombe sur la maison vers le réseau le plus saturé de la ville. Chaque orage surcharge un système qui na pas été conçu pour recevoir leau de tous les toits en même temps.

Les jardins de pluie au pied des descentes de gouttière, cest autre chose. Là où un propriétaire débranche sa gouttière du réseau et dirige leau vers un petit bassin planté de 2 à 4 m au pied du mur, chaque averse nourrit le jardin au lieu de saturer légout. Leau sinfiltre en quelques heures, les plantes la filtrent, le sol la stocke et le réseau municipal respire.

Le problème est arithmétique. Un toit de 100 m reçoit 800 à 1 000 mm de pluie par an en France métropolitaine soit entre 80 000 et 100 000 litres par an. Cest léquivalent de 80 à 100 cubes de mille litres. Cette eau tombe propre elle na traversé ni le sol ni la rue. Elle ne contient ni hydrocarbures, ni métaux lourds, ni matières fécales. Mais le système dassainissement la traite comme une eau usée parce quelle arrive dans le même tuyau. Dans les communes en réseau unitaire un seul réseau pour les eaux usées et les eaux pluviales encore majoritaire dans les centres-villes anciens en France, chaque orage dilue les eaux usées, surcharge la station dépuration et déclenche des déversements directs deaux usées non traitées dans la rivière. Leau de pluie propre qui tombe sur votre toit aggrave la pollution de la rivière parce que le tuyau mélange tout.

Le jardin de pluie coupe ce circuit. Leau de la gouttière est déviée vers un bassin peu profond 20 à 30 cm de creux creusé dans le jardin au pied du mur, rempli dun substrat drainant mélange de sable, de compost et de terre et planté despèces qui tolèrent à la fois linondation temporaire et la sécheresse entre deux épisodes carex, iris des marais, géranium vivace, eupatoire, salicaire, astilbe, heuchère, graminées ornementales. Leau saccumule dans le bassin pendant la pluie rétention visible de quelques centimètres et sinfiltre dans les heures suivantes. Aucune eau natteint le réseau. Le jardin boit ce que le tuyau recevait.

La conception prend une heure de réflexion. Identifier la descente de gouttière la plus proche dune zone plantable pied de façade, bordure de terrasse, coin de pelouse. Creuser un bassin de 2 à 4 m sur 20-30 cm de profondeur. Remplir de 10 cm de substrat drainant au fond gravier recouvert de sable grossier. Combler avec un mélange terre-compost-sable un tiers de chaque. Planter les espèces adaptées toujours des vivaces capables de supporter des pieds dans leau pendant quelques heures puis une sécheresse de deux semaines.

La connexion à la gouttière est la partie la plus simple. Couper la descente de gouttière à 20-30 cm du sol. Raccorder un coude orienté vers le jardin de pluie. Leau tombe directement dans le bassin à chaque épisode pluvieux. Un trop-plein un tuyau au niveau supérieur du bassin raccordé au réseau ou dirigé vers la pelouse évacue les excédents lors des épisodes exceptionnels le jardin de pluie nest pas dimensionné pour absorber 100 % de tous les épisodes, mais il absorbe 80 à 90 % des pluies courantes.

Le premier bénéfice est souterrain. Leau infiltrée dans le jardin de pluie recharge la nappe superficielle celle qui nourrit les puits, les sources et les arbres du quartier. En milieu urbain imperméabilisé, la nappe baisse parce que leau de pluie est envoyée dans les tuyaux au lieu de descendre dans le sol. Chaque jardin de pluie est un point de recharge modeste individuellement, significatif quand il se multiplie à léchelle dun quartier.

Le deuxième bénéfice est visible. Le pied de la descente de gouttière habituellement une zone triste de béton éclaboussé et de mousses devient un massif de vivaces luxuriantes qui bénéficient dun arrosage gratuit et régulier. Les plantes de jardin de pluie sont parmi les plus vigoureuses du jardin parce quelles reçoivent de leau à chaque épisode sans effort. Les iris, les salicaires et les eupatoires fleurissent abondamment de mai à septembre. Le jardin de pluie nest pas un sacrifice esthétique cest souvent le plus beau coin du jardin.

Le troisième bénéfice est collectif. Chaque mètre cube deau détourné du réseau est un mètre cube de moins à transporter, à pomper, à traiter et à rejeter. Les communes qui encouragent le débranchement des gouttières subventions, accompagnement technique, programmes déconnexion des eaux pluviales constatent une réduction mesurable des surverses en cas dorage. La ville de Douai a lancé un programme de déconnexion des gouttières dans les quartiers en réseau unitaire chaque maison participante réduit la charge du réseau de plusieurs dizaines de mètres cubes par an.

Le coût dun jardin de pluie domestique : entre 50 et 200 euros de matériaux substrat, plants, raccord de gouttière. Un après-midi de travail. Aucun entretien spécifique les plantes se débrouillent. Aucune pompe. Aucune énergie. Le retour sur investissement est immédiat les plantes poussent dès la première saison, le réseau est soulagé dès la première pluie.

Leau qui tombe sur votre toit na rien à faire dans un égout. Elle a quelque chose à faire dans votre sol et le chemin entre les deux tient dans un coude de gouttière et un carré de terre.

#JardinDePluie #DéconnexionPluviale #EauDePluie #GestionÀLaSource #VillePerméable

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