Avant darracher une vieille haie pour en replanter une neuve Préservez dabord les haies centenaires déjà en place Chaque mètre de haie ancienne abrite une biodiversité quaucune plantation […]
Avant de couvrir les terres agricoles de panneaux solaires, couvrez dabord ces toitures. La France compte des centaines de millions de mètres carrés de toitures plates sur les zones commerciales, les entrepôts logistiques, les bâtiments industriels, les centres commerciaux, les hôpitaux et les gymnases. Des surfaces grises ou noires qui ne produisent rien pas un watt, pas une fleur, pas un degré de fraîcheur. Elles chauffent à 70C en été, renvoient toute la pluie dans les égouts en vingt minutes et coûtent de largent en climatisation pour les occupants en dessous. Personne ne lève les yeux personne ne calcule ce que ces toitures pourraient produire au lieu de cuire. Un entrepôt logistique moyen en zone périurbaine dispose de 5 000 à 15 000 m de toit plat. Un hypermarché de 3 000 à 8 000 m. Un hôpital de 5 000 à 20 000 m. Chaque mètre carré de toiture plate est un mètre carré de panneau solaire potentiel déjà construit, déjà raccordé au réseau électrique du bâtiment, déjà accessible par la route, sans aucun conflit dusage avec lagriculture, la biodiversité ou le paysage. Le potentiel est colossal. LAdeme estime que la couverture en panneaux photovoltaïques des seules grandes toitures commerciales et industrielles de France surfaces de plus de 1 000 m représenterait une capacité de production de plusieurs dizaines de gigawatts-crête une part majeure des objectifs nationaux de déploiement solaire à lhorizon 2030, sans occuper un seul hectare de terre nourricière. Lavantage de la toiture sur le parking est structurel. La toiture est plate, horizontale, déjà dimensionnée pour supporter des charges neige, vent, équipements de climatisation. Linstallation de panneaux solaires en surimposition sur une toiture existante ne nécessite ni fondation ni structure métallique lourde les panneaux sont posés sur des bacs lestés ou fixés sur des rails vissés dans létanchéité. Le coût dinstallation est inférieur de 20 à 40 % à celui des ombrières de parking pas de piliers, pas de hauteur libre à respecter, pas de fondations dans le sol. Lautoconsommation directe est le modèle le plus rentable. Un hypermarché dont le toit produit de lélectricité solaire la consomme en temps réel éclairage, réfrigération, climatisation, caisses, logistique. La facture délectricité baisse immédiatement. Lexcédent produit aux heures de pointe solaire midi-14h est revendu au réseau ou stocké en batterie. Le retour sur investissement dune toiture solaire en autoconsommation est de 7 à 12 ans selon lensoleillement et le tarif de rachat après quoi lélectricité est gratuite pendant les 15 à 20 ans de vie restante des panneaux. Le double usage est possible. Une toiture peut être à la fois solaire et végétalisée le concept de toiture biosourcée combine des panneaux photovoltaïques surélevés de 30 cm au-dessus dun tapis de sedum et de graminées. La végétation sous les panneaux refroidit la toiture et augmente le rendement des cellules photovoltaïques de 3 à 6 % les panneaux produisent plus quand ils sont plus frais. La végétation bénéficie de lombre partielle des panneaux qui réduit le stress hydrique en été. Les deux systèmes se renforcent mutuellement au lieu de se concurrencer un panneau sur un toit vert produit plus quun panneau sur un toit nu. La réglementation avance. La RE2020 réglementation environnementale des bâtiments neufs encourage la production dénergie renouvelable en toiture. La loi Climat et Résilience de 2023 impose linstallation de panneaux solaires ou de végétalisation sur les toitures des bâtiments commerciaux et industriels neufs de plus de 500 m. Mais le parc existant des millions de mètres carrés déjà construits nest couvert par aucune obligation. Les toitures nues des zones commerciales des années 1980 à 2010 restent vides, chauffent et ruissellent sans que personne ne leur demande de produire quoi que ce soit. Largument contre le solaire en toiture est le coût détude et de renforcement structurel pour les bâtiments anciens certaines charpentes métalliques des années 1980 ne supportent pas la surcharge des panneaux sans renforcement. Cet argument est réel pour une fraction du parc mais il sert souvent dexcuse universelle pour ne rien faire. La majorité des toitures industrielles construites après 1995 sont dimensionnées pour la charge de neige et la charge dun panneau solaire 12 à 15 kg/m est inférieure à celle dune couche de neige de 30 cm. Pendant que ces toitures restent vides, les projets agrivoltaïques se multiplient sur les terres agricoles. Des milliers dhectares de champs productifs sont loués par des agriculteurs à des développeurs solaires parce que le loyer du panneau dépasse la marge de la culture. Le calcul est rationnel pour lagriculteur individuel mais collectivement, chaque hectare de blé recouvert de panneaux est un hectare qui ne nourrit plus personne. Et le toit de lhypermarché à dix kilomètres reste nu. Le panneau solaire sur un champ de blé produit des kilowattheures. Le même panneau sur le toit de lhypermarché produit les mêmes kilowattheures et le champ de blé continue de produire du blé. Lun des deux choix nourrit et produit de lénergie. Lautre ne fait que produire de lénergie en supprimant la nourriture. Le calcul nest pas un dilemme. Cest une question dordre et lordre logique est : toitures dabord, parkings ensuite, terres agricoles jamais tant quun mètre carré de toit reste vide. Nous navons pas à choisir entre lénergie et lalimentation. Il suffit de lever les yeux avant de regarder les champs. #SolaireSurToiture #ZéroArtificialisation #ToituresProducTives #TransitionÉnergétique #ClimatEtRésilience
Avant de couvrir les terres agricoles de panneaux solaires, couvrez dabord ces toitures. La France compte des centaines de millions de mètres carrés de toitures plates sur les […]
Un fossé filtrant creusé en travers de la pente capture leau de pluie qui ruisselle vers la route et la redistribue sous terre vers les racines des arbres et des cultures en contrebas. Aucune pompe, aucun tuyau, aucune énergie. La gravité fait tout le travail. Le jardinier na creusé quune seule fois. Le principe est ancien les agriculteurs des zones arides lutilisent depuis des millénaires. Un swale est un fossé peu profond creusé parfaitement de niveau sur une courbe de niveau du terrain. Leau qui dévale la pente entre dans le fossé et sarrête elle ne peut pas continuer parce que le fond est horizontal. Piégée dans le fossé, elle na nulle part où aller sauf vers le bas : elle sinfiltre lentement dans le sol et recharge la nappe superficielle en aval. Les racines des arbres et des cultures plantés juste en contrebas du fossé interceptent cette eau souterraine pendant des semaines après la dernière pluie. Le problème que le swale résout est invisible mais massif. Sur un terrain en pente même légère, 2 à 3 % suffisent une pluie de 20 mm produit 200 litres deau par tranche de 10 m. Sans swale, cette eau dévale la surface, emporte la couche fertile du sol, sature les points bas et finit dans le réseau pluvial sans avoir nourri une seule racine. Avec un swale, la même pluie est interceptée, stockée dans le sol et distribuée aux plantes par capillarité pendant les jours suivants. Le jardinier qui arrose en été compense souvent leau que la pente a évacuée au printemps. CONSTRUCTION EN UN APRÈS-MIDI : Identifier la pente. Même un jardin qui paraît plat a une pente poser une planche de 2 mètres avec un niveau à bulle suffit à la détecter. Leau coule toujours quelque part. Le swale se creuse perpendiculairement à cette direction. Tracer la courbe de niveau. Deux piquets, un tuyau darrosage transparent rempli deau et un mètre : quand le niveau deau est identique aux deux extrémités du tuyau, les deux piquets sont à la même altitude. Relier les piquets cette ligne est la courbe de niveau. Le fossé suit exactement cette ligne. Creuser le fossé. Largeur de 30 à 50 cm, profondeur de 20 à 30 cm pas plus. Un swale de jardin nest pas un canal dirrigation. Cest un piège à eau superficiel. La terre extraite est systématiquement déposée en aval du fossé pour former un bourrelet la berme cest sur cette berme surélevée que les arbres et les cultures seront plantés, juste au-dessus de la zone dinfiltration maximale. Ne pas compacter le fond. Le fond du swale doit rester meuble et perméable cest par là que leau sinfiltre. Si le sol est argileux et imperméable, casser le fond à la fourche-bêche sur 15 cm sans retourner. Ajouter une couche de 5 cm de broyat de branches BRF dans le fond le bois fragmenté maintient la porosité et nourrit les champignons du sol qui structurent les agrégats. Planter la berme. Les arbres fruitiers et les arbustes à racines profondes vont directement sur la berme en aval leurs racines plongeront vers la zone humide sous le swale. Pommiers, poiriers, pruniers, noisetiers, cassissiers, groseilliers, framboisiers. Les cultures annuelles courges, tomates, haricots sinstallent sur la face aval de la berme. Les aromatiques méditerranéennes thym, romarin, lavande vont sur la crête de la berme zone la plus drainée. Pailler le fond du fossé avec des feuilles mortes ou du BRF sur 10 cm. Ce paillage ralentit encore linfiltration, nourrit le sol et empêche les graines dadventices de germer dans le fossé. COMPORTEMENT DE LEAU SUR TROIS ANS : Année 1 : le swale capte les premières pluies et sinfiltre lentement. Le sol en aval est visiblement plus humide que le sol en amont après chaque épisode pluvieux. Les arbres plantés sur la berme développent un système racinaire orienté vers la zone dinfiltration. Année 2 : les racines des arbres ont atteint la zone humide permanente sous le swale. Larrosage estival est réduit de moitié ou supprimé pour les arbustes à petits fruits. Le fossé se remplit moins vite le sol structuré par les racines et les champignons absorbe leau plus rapidement. Année 3 et après : le swale est devenu invisible. Les plantes de la berme lont colonisé, le paillage sest transformé en humus, le fossé ressemble à un simple creux naturel dans un jardin abondant. Leau de pluie ne ruisselle plus elle disparaît dans un sol qui la boit. Les fruitiers sur la berme produisent sans arrosage sauf en canicule prolongée. DIMENSIONNEMENT POUR UN JARDIN STANDARD : Un swale de 5 mètres de long, 40 cm de large et 25 cm de profondeur stocke environ 500 litres deau par épisode de pluie léquivalent de cinq arrosoirs de 100 litres distribués gratuitement sous les racines à chaque averse. Sur une saison de mars à octobre en climat français moyen, un seul swale intercepte et stocke plusieurs milliers de litres qui auraient fini dans les caniveaux. Un fossé, une berme et la pluie fait le reste. Le jardin le plus économe en eau est celui qui a appris à boire tout seul. #SwaleDeJardin #FosséFiltrant #PermacultureEau #JardinSansArrosage #JardinageBiologique
Un fossé filtrant creusé en travers de la pente capture leau de pluie qui ruisselle vers la route et la redistribue sous terre vers les racines des arbres […]
Les neuf aigles du poster sont spectaculaires mais sept dentre eux ne survolent pas la France. Laigle royal dans les Pyrénées, les Alpes et les Cévennes, et le pygargue à queue blanche qui recolonise lentement les grands lacs et estuaires. Deux espèces daigles sur le territoire français et pourtant, des rapaces, le ciel de France en est plein. Le jardinier qui lève les yeux en mars aperçoit des silhouettes en vol plané au-dessus de son terrain chaque semaine et la majorité ne sait pas les nommer. 9 RAPACES QUE VOUS POUVEZ VOIR DEPUIS VOTRE JARDIN EN FRANCE : LA BUSE VARIABLE Buteo buteo le rapace le plus commun de France. Présente dans chaque département, chaque vallée, chaque lisière de forêt. Envergure de 110 à 130 cm. Plumage extrêmement variable du brun sombre uniforme au presque blanc, avec toutes les combinaisons de taches et de barres intermédiaires. La buse se reconnaît en vol par sa silhouette large et arrondie, ses ailes relevées en V aplati pendant le vol plané et sa queue courte étalée en éventail. Elle tourne en cercles lents au-dessus des prairies et des lisières, portée par les courants ascendants, et plonge sur les campagnols, les mulots et les taupes quelle repère à 200 mètres daltitude grâce à une acuité visuelle huit fois supérieure à celle de lhumain. Son cri un miaulement prolongé hiiiiiaa descendant est le son de rapace le plus fréquent du ciel français. Un couple de buses sur un territoire de 1 à 3 km consomme entre 2 000 et 4 000 campagnols par an le régulateur de rongeurs le plus efficace du paysage agricole. LÉPERVIER DEUROPE Accipiter nisus le chasseur de la haie. Petit rapace de 55 à 70 cm denvergure le mâle est un tiers plus petit que la femelle lun des dimorphismes sexuels les plus marqués chez les oiseaux. Ailes courtes et arrondies, longue queue barrée, vol rapide et agile entre les branches. Lépervier ne plane pas au-dessus des prairies il chasse en embuscade dans les haies, les jardins et les lisières. Il surgit au ras dune haie à grande vitesse, surprend un moineau ou une mésange sur la mangeoire et disparaît avant que lobservateur ait eu le temps de réagir. Le jardinier qui voit un éclair gris-bleu traverser le jardin à hauteur de haie et entend un explosion de cris dalarme des passereaux a vu un épervier en chasse. Sa présence au jardin est le signe dune population de petits oiseaux saine lépervier ne sinstalle que là où les proies sont abondantes. LE FAUCON CRÉCERELLE Falco tinnunculus le vol stationnaire au-dessus de lautoroute. Le crécerelle est le seul rapace de France qui pratique le vol stationnaire régulier le Saint-Esprit il bat des ailes rapidement en fixant un point au sol à 10 à 30 mètres de hauteur, immobile dans lair comme un hélicoptère, la tête parfaitement stable pendant que le corps oscille dans le vent. Cette technique lui permet de repérer les campagnols dans lherbe rase des talus dautoroute, des accotements de route et des jachères. Le crécerelle est le rapace le plus visible des automobilistes il stationne au-dessus des bas-côtés et des ronds-points à quelques mètres de la circulation. Envergure de 65 à 80 cm. Le mâle a la tête gris-bleu, le dos roux tacheté de noir et la queue grise avec une bande noire terminale. La femelle est entièrement brune barrée. Le cri un ki-ki-ki-ki rapide et insistant est entendu depuis les clochers déglise, les pylônes et les immeubles où le crécerelle niche dans les cavités. LE MILAN NOIR Milvus migrans le planeur des rivières. Envergure de 140 à 155 cm plus grand que la buse, avec une queue longue et fourchue la fourche est visible de loin en vol plané. Plumage brun sombre uniforme. Le milan noir est un migrateur il arrive de lAfrique en mars et repart en août. Il est lié à leau il suit les rivières, les lacs et les zones humides où il pêche les poissons morts en surface, capture les grenouilles et les campagnols et récupère les charognes sur les routes. Les rassemblements de milans noirs au-dessus des décharges et des stations dépuration comptent parfois des centaines dindividus. En vol, le milan noir se distingue de la buse par sa queue fourchue la buse a une queue arrondie et son vol plus souple et ondulant. LE MILAN ROYAL Milvus milvus le plus élégant des rapaces français. Envergure de 145 à 165 cm. Plumage roux-orangé sur le corps, tête gris-blanc, ailes longues et coudées avec de grandes taches blanches visibles en dessous, queue longue et profondément fourchue la plus fourchue de tous les rapaces européens. Le milan royal est un planeur spectaculaire il tournoie au-dessus des prairies et des vallées pendant des heures sans un battement, ajustant sa trajectoire avec de subtils mouvements de sa queue fourchue qui fonctionne comme un gouvernail. Il se nourrit de campagnols, de taupes, de vers de terre et de charognes. Le milan royal est en augmentation en France après un déclin sévère dans les années 1970 à 1990 empoisonnement secondaire par les rodenticides les Pyrénées, le Massif central, le Jura et lAlsace hébergent les principales populations. La distinction avec le milan noir est facile en vol : le royal est roux-orangé avec une queue profondément fourchue, le noir est brun sombre avec une queue peu fourchue. LE CIRCAÈTE JEAN-LE-BLANC Circaetus gallicus le mangeur de serpents. Grand rapace de 160 à 180 cm denvergure presque aussi grand quun aigle. Dessus brun, dessous blanc presque immaculé avec de fines barres. Tête ronde et massive avec de grands yeux jaunes. Le circaète est un spécialiste des reptiles il capture les couleuvres, les orvets et parfois les vipères dans les garrigues, les lisières de forêt et les prairies sèches. Il pratique le vol stationnaire comme le crécerelle mais à une altitude beaucoup plus élevée 30 à 50 mètres et avec une envergure trois fois supérieure un spectacle impressionnant. Migrateur il arrive en mars et repart en septembre. Présent dans le sud, le Massif central, les vallées alpines et les garrigues méditerranéennes. LA BONDRÉE APIVORE Pernis apivorus le rapace qui mange des guêpes. Envergure de 120 à 145 cm taille de buse mais avec une tête plus petite et plus étroite et une queue plus longue avec des barres sombres distinctes. La bondrée est le seul rapace européen spécialisé dans les insectes sociaux elle déterre les nids de guêpes et de bourdons, dévore les larves et les adultes, protégée par un plumage facial écailleux et dense qui résiste aux piqûres. Elle mange aussi les grenouilles, les lézards et les chenilles. Migratrice elle arrive en mai et repart en septembre, traversant le détroit de Gibraltar et le Sahara en bandes de centaines dindividus. LA CHOUETTE HULOTTE Strix aluco le rapace nocturne du jardin. La hulotte nest pas un aigle mais cest le rapace le plus proche de la maison. Envergure de 80 à 100 cm. Plumage brun-roux ou brun-gris deux phases de coloration dans la même espèce, grands yeux noirs, disque facial rond. La hulotte est le rapace nocturne le plus commun de France elle niche dans les cavités darbres, les greniers, les clochers et les nichoirs dans chaque village, chaque parc et chaque jardin boisé. Son chant le hou-hou-houou flûté du mâle suivi du kiiiiwitt perçant de la femelle est audible de novembre à mars dans chaque quartier arboré de France. Un couple de hulotte consomme entre 1 000 et 2 000 campagnols et mulots par an dans un rayon de 500 mètres autour du nid le système de dératisation le plus efficace et le plus silencieux du quartier. LEFFRAIE DES CLOCHERS Tyto alba le fantôme blanc du grenier. Envergure de 85 à 95 cm. Dessus doré-fauve tacheté de gris et de blanc, dessous blanc immaculé, disque facial en forme de cœur blanc pur, yeux noirs. Leffraie est le rapace nocturne le plus lié aux bâtiments humains elle niche exclusivement dans les granges, les clochers, les greniers et les ruines. Son vol silencieux et son plumage blanc lui donnent lapparence dun fantôme quand elle traverse le faisceau des phares la nuit doù les légendes de dames blanches dans les campagnes françaises. Leffraie est en déclin sévère en France la rénovation des granges fermeture des ouvertures, la pose de filets dans les clochers contre les pigeons, mais qui bloquent aussi les effraies et la mortalité routière leffraie chasse le long des routes et se fait percuter par les voitures réduisent ses effectifs. Un nichoir spécifique caisson de 50 50 30 cm avec une ouverture de 12 15 cm fixé dans une grange ou un grenier non rénové offre un site de nidification irremplaçable. Un couple deffraies dans un bâtiment consomme entre 2 000 et 3 000 campagnols et mulots par an. CES 9 RAPACES SONT TOUS STRICTEMENT PROTÉGÉS : Chaque espèce de rapace diurne et nocturne de France est protégée par larticle L411-1 du Code de lenvironnement les individus, les nids ET les sites de reproduction sont protégés toute lannée. Tuer, capturer, déranger, empoisonner ou détruire le nid dun rapace est un délit puni de 150 000 euros damende et de 3 ans demprisonnement. La protection est absolue elle couvre la buse sur le poteau, le crécerelle sur le clocher, lépervier dans la haie et la hulotte dans le grenier. Le jardinier qui entend la hulotte dans son jardin la nuit ou qui voit la buse tourner au-dessus de son terrain le matin ne voit pas un prédateur. Il voit un système de régulation des campagnols qui fonctionne gratuitement, silencieusement et toute lannée et qui ne demande rien en retour sauf un arbre avec une cavité et un paysage où les campagnols vivent dans les prairies au lieu de mourir dans les rodenticides. #RapacesDeFrance #BuseVariable #FauconCrécerelle #ChouetteHulotte #9RapacesAuJardin
Les neuf aigles du poster sont spectaculaires mais sept dentre eux ne survolent pas la France. Laigle royal dans les Pyrénées, les Alpes et les Cévennes, et le […]
Vingt animaux sauvages vivent dans un jardin français ordinaire et la plupart des propriétaires ne le savent pas. Ils nentendent que le merle. Ils ne voient que la mésange. Le reste vit sous leurs pieds, derrière le compost, dans la haie, sous les tuiles, entre les pierres et dans les trois premiers centimètres du sol invisible, silencieux et essentiel. Ce qui distingue un jardin vivant dun jardin stérile, ce nest pas la surface ni le nombre de fleurs. Cest le nombre despèces qui y dorment, y chassent, y pondent et y hivernent sans jamais être vues. Chaque animal de cette liste remplit un rôle que le jardinier paie cher quand lanimal a disparu en pesticide, en piège, en remplacement de plantes détruites par les ravageurs que personne ne contrôle plus. 20 ANIMAUX SAUVAGES QUI VIVENT DANS VOTRE JARDIN SANS QUE VOUS LE SACHIEZ : Le hérisson dEurope Erinaceus europaeus le gardien de nuit. 700 à 1 000 grammes de prédateur nocturne qui patrouille le potager de 22h à 4h du matin. Régime : limaces sa proie principale au printemps, escargots, chenilles, larves de tipules, œufs de limaces, vers de terre. Un seul hérisson consomme entre 50 et 70 grammes de proies par nuit léquivalent de 30 à 40 limaces de taille moyenne. Sur une saison de mars à octobre, un hérisson élimine entre 5 et 10 kg de ravageurs. Il hiberne de novembre à mars sous un tas de feuilles, de branches ou dans un recoin du compost ne jamais brûler un tas de feuilles ou de branches sans vérifier. Population en déclin sévère dans toute lEurope le granulé anti-limaces au métaldéhyde est la première cause de mortalité après la route. Le crapaud commun Bufo bufo le plus efficace de tous les prédateurs de limaces. Le crapaud adulte consomme plusieurs dizaines de limaces par nuit plus que le hérisson rapporté à son poids. Il chasse à laffût, immobile, et projette sa langue collante sur tout ce qui bouge devant lui dans un rayon de 10 cm : limaces, chenilles, cloportes, araignées, fourmis. Il revient chaque nuit au même poste de chasse souvent à la base dun mur, sous une planche, près du compost. Un jardin avec une mare de 2 m et un abri humide planche, pot retourné, tas de pierres attire et retient un crapaud pour des années. Ne jamais manipuler un crapaud les glandes parotoïdes sécrètent un mucus irritant non dangereux mais désagréable. La musaraigne commune Crocidura russula le plus petit mammifère chasseur du jardin. 6 à 14 grammes, museau pointu, dents rougeâtres à lextrémité, cri ultrasonore aigu. La musaraigne est un insectivore pur elle ne mange ni graines ni racines contrairement au campagnol avec lequel elle est souvent confondue. Elle consomme son propre poids en insectes et larves chaque jour sa dépense énergétique est si élevée quelle meurt de faim en six à huit heures sans nourriture. Elle chasse 24h/24, hiver comme été, sous la litière de feuilles, dans les galeries de campagnols et dans les premiers centimètres du sol. Un jardin avec paillage permanent héberge des musaraignes sans que le propriétaire ne les voie jamais elles sont trop rapides, trop petites et trop discrètes. Le lézard des murailles Podarcis muralis le chasseur du mur chaud. Il se poste sur les pierres chauffées par le soleil et capture mouches, araignées, chenilles, pucerons ailés et petits coléoptères dans un rayon dun mètre avec une accélération fulgurante. Un muret de pierres sèches exposé au sud héberge une population de cinq à dix lézards chacun consomme entre 20 et 50 insectes par jour pendant les mois chauds. Le lézard des murailles est protégé ne pas le capturer, ne pas le déranger, ne pas détruire son habitat les fissures entre les pierres sont ses logements. Lorvet fragile Anguis fragilis le lézard sans pattes que tout le monde prend pour un serpent. Corps lisse, brillant, brun-cuivré, sans écailles apparentes. Il na ni venin ni crochets. Il est totalement inoffensif il ne peut même pas mordre efficacement. Lorvet chasse les limaces, les escargots juvéniles et les vers de terre dans la litière de feuilles, sous les planches et dans les zones humides du jardin. Un orvet sous une planche posée au sol est un allié du potager ne pas le déranger. Protégé par la loi. La grenouille rousse Rana temporaria lamphibien du jardin humide. Elle quitte la mare après la ponte février-mars et passe le reste de lannée sur terre dans les zones humides et ombragées du jardin, sous les buissons, dans le compost, à la base des haies. Elle chasse limaces, chenilles, mouches, moustiques et cloportes. Un jardin avec une mare de 2 m et des zones de végétation basse humide pas de gazon ras héberge des grenouilles adultes toute la saison. Protégée. Le triton palmé Lissotriton helveticus lhabitant permanent de la mare. Il passe le printemps dans leau pour se reproduire, puis reste à proximité dans les zones humides du jardin sous les pierres, dans le compost, sous les tas de bois. Il mange des larves de moustiques dans la mare et des petites limaces sur terre. Sa présence dans une mare de jardin est un indicateur de qualité de leau les tritons désertent les mares polluées. Protégé. La coccinelle à sept points Coccinella septempunctata le prédateur de pucerons le plus connu. Un adulte consomme entre 50 et 100 pucerons par jour. Une larve de coccinelle grise, allongée, hérissée de pointes oranges souvent confondue avec un ravageur et écrasée par ignorance en consomme entre 300 et 500 pendant son développement. Les coccinelles hivernent en groupe sous les écorces, dans les fissures de mur et dans les amas de feuilles mortes ne pas nettoyer les recoins du jardin en automne. Le carabe doré Carabus auratus le tueur de limaces nocturne. Coléoptère vert métallique de 2 à 3 cm, incapable de voler, qui court à grande vitesse entre les rangs de légumes chaque nuit. Il mange son propre poids en limaces, chenilles et larves chaque nuit. La planche posée à plat sur le sol entre deux rangs de légumes est son dortoir de jour dix à quinze carabes sous une seule planche en saison. Le staphylin odorant Ocypus olens le diable de jardin . Grand coléoptère noir allongé qui relève labdomen en posture de menace quand il est dérangé. Inoffensif malgré son apparence ses mandibules sont puissantes mais il ne pique pas. Il chasse les grosses limaces, les chenilles et les larves que les carabes plus petits ne peuvent pas attaquer. Sous les mêmes planches que le carabe doré. Le syrphe ceinturé Episyrphus balteatus la mouche qui ressemble à une guêpe. Corps jaune et noir rayé, vol stationnaire au-dessus des fleurs souvent confondu avec une guêpe et chassé. Le syrphe adulte est un pollinisateur important il visite les fleurs pour le nectar. Sa larve est un prédateur de pucerons aussi vorace que la coccinelle une larve de syrphe consomme entre 400 et 700 pucerons pendant son développement. Les larves sont translucides, en forme de petite limace verte, et se trouvent au milieu des colonies de pucerons ne pas les écraser. La chrysope commune Chrysoperla carnea le lion des pucerons . Insecte vert pâle aux ailes transparentes de dentelle, yeux dorés. Ladulte se nourrit de pollen et de nectar. La larve minuscule, grise, avec des mandibules en forme de pinces est lun des prédateurs de pucerons les plus efficaces du jardin. Une larve de chrysope consomme entre 200 et 500 pucerons en deux semaines. Les chrysopes hivernent dans les bâtiments elles entrent dans les greniers, les garages et les appentis en automne et y passent lhiver immobiles sur les murs. Ne pas les balayer elles sortiront seules au printemps. Le perce-oreille Forficula auricularia le chasseur nocturne des pucerons. Omnivore mange les pucerons, les œufs dinsectes, les petites chenilles et les fruits mûrs abîmés. Le pot en terre cuite retourné rempli de paille dans larbre est son dortoir stratégique il monte chaque nuit dans la canopée pour nettoyer les colonies de pucerons que la coccinelle na pas atteintes. Laraignée épeire diadème Araneus diadematus la toile du jardin. Sa toile orbiculaire tendue entre les buissons et les tiges capture des dizaines de mouches, moustiques, moucherons et papillons de nuit par jour. Lépeire construit une nouvelle toile chaque matin elle mange lancienne récupération des protéines de soie et en tisse une neuve en trente minutes. Un jardin avec des structures verticales tuteurs, tiges de graminées, branches basses offre des points dancrage pour les toiles les jardins trop propres sans support vertical hébergent moins daraignées. Le ver de terre anécique Lumbricus terrestris lingénieur du sol. Le plus grand ver de terre de France 10 à 30 cm. Il creuse des galeries verticales permanentes jusquà deux mètres de profondeur. Chaque galerie est un drain naturel leau darrosage sinfiltre dix à vingt fois plus vite le long dune galerie de ver que dans un sol sans galeries. Il remonte la matière organique de la surface vers la profondeur enfouissement des feuilles mortes et remonte les nutriments de la profondeur vers la surface turricules à la surface. Un sol de jardin sain contient entre 200 et 400 vers par mètre carré entre une et deux tonnes par hectare. Le labour et les pesticides divisent cette population par dix. La chauve-souris pipistrelle Pipistrellus pipistrellus le système anti-moustiques aérien. Sort chaque soir au crépuscule de sous une tuile ou dune fissure de mur et capture entre 1 000 et 3 000 moustiques, mouches et papillons de nuit par nuit de chasse. Une colonie de 30 pipistrelles sous un toit supprime entre 30 000 et 90 000 insectes par nuit le dispositif antimoustique le plus performant du quartier. Le rouge-gorge familier Erithacus rubecula le compagnon du jardinier. Il suit le jardinier qui bêche pour capturer les vers de terre, les larves et les insectes mis au jour. Il chante sur le manche de la bêche pendant la pause. Il niche dans la haie la plus dense et la plus basse. Il est le seul oiseau du jardin qui reste visible et vocal douze mois sur douze même en janvier, son chant mélodieux résonne depuis le sommet du composteur. La mésange bleue Cyanistes caeruleus linsecticide vivant. Un couple de mésanges bleues avec des poussins au nid effectue entre 600 et 900 allers-retours par jour pour nourrir les six à douze poussins. Chaque trajet = un insecte chenille, puceron, araignée. Un nichoir à mésange de 25 mm de diamètre fixé à 2 mètres de hauteur dans un arbre ou sur un poteau produit la suppression de 15 000 à 25 000 insectes en trois semaines délevage sans compter la consommation des adultes le reste de lannée. Le renard roux Vulpes vulpes le régulateur invisible des campagnols. Le renard qui traverse le jardin à la tombée de la nuit nest pas un nuisible. Il élimine entre 3 000 et 5 000 campagnols et mulots par an le prédateur le plus efficace des rongeurs ravageurs dans les jardins ruraux et périurbains. Un jardin sans clôture infranchissable, avec un passage de 15 cm au ras du sol dans la clôture, permet au renard de patrouiller la nuit. Le hérisson, le crapaud, le renard la même chaîne de contrôle des ravageurs que lagrochimie tente de remplacer avec des granulés, des appâts et des raticides. Sauf que la chaîne biologique se reproduit, sadapte, se renforce chaque année et ne coûte rien. Le produit chimique doit être racheté chaque saison et détruit la chaîne qui le rendrait inutile. La belette Mustela nivalis le plus petit carnivore dEurope. 15 à 20 cm de corps, 50 à 100 grammes, corps serpentiforme assez fin pour entrer dans les galeries de campagnols. La belette chasse exclusivement les campagnols et les mulots elle entre dans leurs tunnels et les poursuit sous terre. Un jardin rural avec un muret de pierres sèches et des haies champêtres héberge parfois une belette sans que le propriétaire ne la voie jamais elle est trop rapide, trop petite et trop discrète. Sa présence se détecte aux crottes fines, noires, torsadées déposées sur les pierres plates. Vingt espèces. Aucune ne demande de nourriture, de soins ni dattention. Elles demandent un habitat une haie pour les oiseaux, une mare pour les amphibiens, une planche pour les carabes, un mur pour les lézards, un tas de feuilles pour le hérisson et aucun poison nulle part. Le jardin qui offre ces cinq éléments héberge les vingt espèces et les vingt espèces protègent le jardin mieux que le rayon phytosanitaire de la jardinerie. #AnimauxSauvagesDuJardin #20Espèces #FauneDuJardin #JardinVivant #ZéroPesticide
Vingt animaux sauvages vivent dans un jardin français ordinaire et la plupart des propriétaires ne le savent pas. Ils nentendent que le merle. Ils ne voient que la […]
Ils patrouillent entre les rangs de légumes, nichent dans le paillage et chassent la nuit sous les feuilles. La plupart des jardiniers les écrasent par réflexe ou les éliminent avec le premier insecticide venu. Chacun de ces 25 insectes détruit un ravageur spécifique les tuer revient à licencier ses propres gardes du corps. Coccinelle à 7 points Coccinella septempunctata Larve de coccinelle aspect crocodile noir et orange, plus vorace que ladulte Chrysope verte Chrysoperla carnea Larve de chrysope dévore jusquà 500 pucerons avant nymphose Syrphe ceinturé Episyrphus balteatus Carabe doré Carabus auratus Staphylin odorant Ocypus olens Perce-oreille Forficula auricularia Hérisson Erinaceus europaeus, mammifère mais allié majeur Crapaud commun Bufo bufo, dévore limaces, chenilles et cloportes la nuit Araignée épeire diadème Araneus diadematus Guêpe solitaire maçonne Sceliphron destillatorium Ichneumon géant Rhyssa persuasoria Abeille solitaire osmie Osmia bicornis Bourdon terrestre Bombus terrestris Punaise assassin Rhynocoris iracundus Larve de syrphe asticot translucide vert, dévore colonies de pucerons entières Mille-pattes lithobius Lithobius forficatus Cloporte rugueux Porcellio scaber Ver luisant Lampyris noctiluca, larve mangeuse de limaces et escargots Libellule déprimée Libellula depressa Abeille charpentière Xylocopa violacea Mante religieuse Mantis religiosa Cantharide fauve Rhagonycha fulva Tipule des prairies Tipula paludosa, adulte inoffensif pollinisateur nocturne Un jardin sans insecticide nest pas un jardin sans défense. Cest un jardin qui a gardé son armée.
Ils patrouillent entre les rangs de légumes, nichent dans le paillage et chassent la nuit sous les feuilles. La plupart des jardiniers les écrasent par réflexe ou les […]
Ils passent entre les rangs avant vous le matin, inspectent chaque feuille et travaillent sans salaire de mars à octobre. Un jardin sans insecticide nest pas un jardin sans défense cest un jardin qui a gardé son armée. Chaque espèce occupe un créneau de chasse précis que les autres ne couvrent pas : la mésange bleue dans la canopée, le rouge-gorge au sol derrière la bêche, le troglodyte dans les recoins sombres, le pic épeiche dans les troncs, la chouette hulotte la nuit sur les campagnols. Pulvériser un insecticide dans un jardin où ces oiseaux nichent, cest empoisonner la chaîne alimentaire qui les maintient. Le premier à partir sera le dernier à revenir. #OiseauxDuJardin #JardinSansPesticide #LutteNaturelle #BiodiversitéAuPotager
Ils passent entre les rangs avant vous le matin, inspectent chaque feuille et travaillent sans salaire de mars à octobre. Un jardin sans insecticide nest pas un jardin […]
Lherbe avalée : la science de lautomédication instinctive Un chien qui mange de lherbe nest pas un chien malade qui cherche à vomir. Cest un programme digestif ancestral qui tourne en arrière-plan que le chien vomisse après ou non. Lherbe contient des fibres insolubles que lalimentation sèche industrielle napporte pas. Les canidés sauvages ingèrent régulièrement des matières végétales pas par accident, mais via les contenus stomacaux de leurs proies herbivores. Le chien domestique a conservé ce besoin de fibres végétales sans avoir accès aux proies entières. Moins de 25 % des chiens qui mangent de lherbe vomissent ensuite. Ce chiffre, établi par une étude de lUniversité de Californie Davis, invalide lidée que le chien mange de lherbe pour se purger. La majorité ingèrent de lherbe de façon régulière, sans détresse, sans vomissement comme un complément fibres spontané. Lherbe fraîche de printemps est particulièrement recherchée parce quelle concentre les enzymes digestives actives avant la montée en sève. Mars et avril sont les mois de pic du comportement ce nest pas une coïncidence. La seule vigilance justifiée : sassurer que lherbe consommée na pas été traitée aux herbicides ou aux pesticides dans les 48 heures précédentes. Un chien qui broute nest pas un chien qui souffre. Cest un herbivore occasionnel qui sassume. #ComportementCanin #AutomédicationCanine #ChienNaturel #ÉthologieAnimale #ScienceCanine
Lherbe avalée : la science de lautomédication instinctive Un chien qui mange de lherbe nest pas un chien malade qui cherche à vomir. Cest un programme digestif ancestral […]
Les gouttières raccordées directement au tout-à-légout, cest de leau de pluie propre envoyée dans un tuyau avec les eaux usées. Pas un litre infiltré, pas une racine abreuvée, pas un degré de fraîcheur gagné juste un transfert immédiat de leau la plus pure qui tombe sur la maison vers le réseau le plus saturé de la ville. Chaque orage surcharge un système qui na pas été conçu pour recevoir leau de tous les toits en même temps. Les jardins de pluie au pied des descentes de gouttière, cest autre chose. Là où un propriétaire débranche sa gouttière du réseau et dirige leau vers un petit bassin planté de 2 à 4 m au pied du mur, chaque averse nourrit le jardin au lieu de saturer légout. Leau sinfiltre en quelques heures, les plantes la filtrent, le sol la stocke et le réseau municipal respire. Le problème est arithmétique. Un toit de 100 m reçoit 800 à 1 000 mm de pluie par an en France métropolitaine soit entre 80 000 et 100 000 litres par an. Cest léquivalent de 80 à 100 cubes de mille litres. Cette eau tombe propre elle na traversé ni le sol ni la rue. Elle ne contient ni hydrocarbures, ni métaux lourds, ni matières fécales. Mais le système dassainissement la traite comme une eau usée parce quelle arrive dans le même tuyau. Dans les communes en réseau unitaire un seul réseau pour les eaux usées et les eaux pluviales encore majoritaire dans les centres-villes anciens en France, chaque orage dilue les eaux usées, surcharge la station dépuration et déclenche des déversements directs deaux usées non traitées dans la rivière. Leau de pluie propre qui tombe sur votre toit aggrave la pollution de la rivière parce que le tuyau mélange tout. Le jardin de pluie coupe ce circuit. Leau de la gouttière est déviée vers un bassin peu profond 20 à 30 cm de creux creusé dans le jardin au pied du mur, rempli dun substrat drainant mélange de sable, de compost et de terre et planté despèces qui tolèrent à la fois linondation temporaire et la sécheresse entre deux épisodes carex, iris des marais, géranium vivace, eupatoire, salicaire, astilbe, heuchère, graminées ornementales. Leau saccumule dans le bassin pendant la pluie rétention visible de quelques centimètres et sinfiltre dans les heures suivantes. Aucune eau natteint le réseau. Le jardin boit ce que le tuyau recevait. La conception prend une heure de réflexion. Identifier la descente de gouttière la plus proche dune zone plantable pied de façade, bordure de terrasse, coin de pelouse. Creuser un bassin de 2 à 4 m sur 20-30 cm de profondeur. Remplir de 10 cm de substrat drainant au fond gravier recouvert de sable grossier. Combler avec un mélange terre-compost-sable un tiers de chaque. Planter les espèces adaptées toujours des vivaces capables de supporter des pieds dans leau pendant quelques heures puis une sécheresse de deux semaines. La connexion à la gouttière est la partie la plus simple. Couper la descente de gouttière à 20-30 cm du sol. Raccorder un coude orienté vers le jardin de pluie. Leau tombe directement dans le bassin à chaque épisode pluvieux. Un trop-plein un tuyau au niveau supérieur du bassin raccordé au réseau ou dirigé vers la pelouse évacue les excédents lors des épisodes exceptionnels le jardin de pluie nest pas dimensionné pour absorber 100 % de tous les épisodes, mais il absorbe 80 à 90 % des pluies courantes. Le premier bénéfice est souterrain. Leau infiltrée dans le jardin de pluie recharge la nappe superficielle celle qui nourrit les puits, les sources et les arbres du quartier. En milieu urbain imperméabilisé, la nappe baisse parce que leau de pluie est envoyée dans les tuyaux au lieu de descendre dans le sol. Chaque jardin de pluie est un point de recharge modeste individuellement, significatif quand il se multiplie à léchelle dun quartier. Le deuxième bénéfice est visible. Le pied de la descente de gouttière habituellement une zone triste de béton éclaboussé et de mousses devient un massif de vivaces luxuriantes qui bénéficient dun arrosage gratuit et régulier. Les plantes de jardin de pluie sont parmi les plus vigoureuses du jardin parce quelles reçoivent de leau à chaque épisode sans effort. Les iris, les salicaires et les eupatoires fleurissent abondamment de mai à septembre. Le jardin de pluie nest pas un sacrifice esthétique cest souvent le plus beau coin du jardin. Le troisième bénéfice est collectif. Chaque mètre cube deau détourné du réseau est un mètre cube de moins à transporter, à pomper, à traiter et à rejeter. Les communes qui encouragent le débranchement des gouttières subventions, accompagnement technique, programmes déconnexion des eaux pluviales constatent une réduction mesurable des surverses en cas dorage. La ville de Douai a lancé un programme de déconnexion des gouttières dans les quartiers en réseau unitaire chaque maison participante réduit la charge du réseau de plusieurs dizaines de mètres cubes par an. Le coût dun jardin de pluie domestique : entre 50 et 200 euros de matériaux substrat, plants, raccord de gouttière. Un après-midi de travail. Aucun entretien spécifique les plantes se débrouillent. Aucune pompe. Aucune énergie. Le retour sur investissement est immédiat les plantes poussent dès la première saison, le réseau est soulagé dès la première pluie. Leau qui tombe sur votre toit na rien à faire dans un égout. Elle a quelque chose à faire dans votre sol et le chemin entre les deux tient dans un coude de gouttière et un carré de terre. #JardinDePluie #DéconnexionPluviale #EauDePluie #GestionÀLaSource #VillePerméable
Les gouttières raccordées directement au tout-à-légout, cest de leau de pluie propre envoyée dans un tuyau avec les eaux usées. Pas un litre infiltré, pas une racine abreuvée, […]
Chaque semaine cuisine produit déchets contenant nutriments précis pour plantes pot. Majorité finit poubelle compost pendant que plantes restent carencées Engrais synthétiques commerce répliquent souvent mêmes composés trouvés marc café, coquilles œuf ou eau cuisson légumes avec ajout conservateurs stabilisateurs que plantes nutilisent pas. Différence : déchets cuisine vous les avez déjà, coût zéro, naltèrent pas pH substrat brusquement. Principe toujours même : petites doses diluées répétées, jamais concentrées une fois. Marc café usagé : riche azote manganèse, idéal mélangé terreau fougères, pothos, monstera petite quantité max 1 c. soupe/pot moyen tous 3 semaines. NUANCE : peut acidifier sol si excès bon drainage essentiel. Coquilles œuf broyées finement : libèrent calcium lentement, utiles plantes feuilles recroquevillées bords calathées, marantes, bégonias. Sécher 2-3 jours, moudre poudre fine, mélanger terreau surface. Eau cuisson légumes non salée : contient potassium microéléments, refroidie comme eau arrosage occasionnelle plantes fleurs géraniums, violettes africaines, hibiscus. Marc thé vert : légèrement acide, compatible orchidées, hoya, acidophiles azalées. Laisser sécher, émietter surface terreau. Eau trempage lentilles : riche azote organique, diluée 1:5 avec eau, 1/mois plantes feuilles larges monstera, philodendron, ficus. Laisser tremper lentilles 24h, utiliser eau trempage pas lentilles. Cendre bois non traité : source potassium calcium, pointe cuillère café substrat agrumes pot. JAMAIS plantes acidophiles azalées, camélias, hortensias bleus cendre alcalinise sol. Plante qui jaunit lentement souvent pas besoin produit nouveau besoin ce que vous jetez déjà. #EngraisNaturels #PlantesIntérieur #ZéroDéchet #RecyclageJardin
Chaque semaine cuisine produit déchets contenant nutriments précis pour plantes pot. Majorité finit poubelle compost pendant que plantes restent carencées Engrais synthétiques commerce répliquent souvent mêmes composés trouvés […]